Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 3, Frit-Gild.djvu/405

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des auteurs grecs édités par lui, revit le texte et corrigea les œuvres de Pline d’après les anciens manuscrits. On le regarde comme un des hommes les plus savants de son temps. Nous citerons de lui : Lexicon symphonum quatuor linguarum grmes silicet, latins, germanicss et sclavoniae (Bâle, 1537, in-4°) ; les traductions latines de l’Histoire romaine de Denys d’Halicarnasse, de l’Histoire ecclésiastique d’Evagre, des Œuvres de Philon, des Œuvres de saint Justin martyr, etc. « Ghelen, dit Bayle, était un homme de grande taille et fort gros. Il avait la mémoire bonne et l’esprit prompt et subtil, rie se mettait presque jamais en colère et ne se souciait ni d’honneurs nyle richesses. Il préféra aux charges qu’on lui offrit en d’autres lieux la condition paisible qu’il avait à Bâle. »

UHERANGHÊL, ville de Sénégambie. V. Ghiarenguil.

GHERARDESCA, petit pays d’Italie, le long de la mer de Toscane, entre Livourne et Piombino. Il a donné son nom a une puissante famille de Pise, qui soutint le parti gibelin au xm« siècle.

GHERARDESCA (Ugolino pEi, La), tyran de Pise au xuio siècle, auquel Dante a consacré l’un des plus célèbres épisodes de sa Divine comédie. V. Ugolin.

GHERARDESCA ou GHERARDESCHl (Philippe), compositeur italien, organiste et claveciniste, né en 1730, mort à Pise en 1808. 11 fit ses premières études musicales à Pistoie ; puis, à l’âge de seize ans, il se rendit à Bologne, où il prit des leçons du père Martini. Quelques ouvrages bouffes, qu’il fit représenter sur les théâtres de Lucquesetde Pise, lui valurent d’être nommé maître de chapelle dans cette dernière ville, avec la place de directeur de musique à la cour du grand-duc de Toscane et des concerts privés de ce prince. Il possédait sur le clavecin un talent des plus distingués, et les sonates qu’il composa pour cet instrument ont joui d’une réputation méritée. Après avoir passé la plus grande partie de sa vie au service de différents princes italiens, il se retira à Pise, où il mourut.

GHERARDESCA (Manfredo), gouverneur de l’Ile de Sardaigne au nom de la république de Pise, mort à Cagliari en 1325. Il était fils naturel du comte Neri de Donoratico, qui se l’associa en 1320, lorsque la république de Pise le prit pour podestat. En 1323, après une attaque inutile contre la Corse, Alphonse d’Aragon s’abattit sur la Sardaigne. Pise, affaiblie par ses luttes sur le continent, n’avait que des forces inférieures à opposer à ce nouveau compétiteur, et Gherardesca eut mission d’aller organiser la résistance dans l’île. Enfermé dans Cagliari, il força le roi d’Aragon a abandonner le siège de cette ville, et, malgré l’infériorité de ses forces, il’ n’hésita pas à le-poursuivre dans l’intérieur de l’île ; mais, obligé d’accepter la bataille rangée dans la plaine de Luco Gisterna, il fut écrasé, malgré des prodiges de valeur, et obligé de rentrer en toute hâte à Cagliari. Assiégée simultanément par terre et par mer, la ville ne se rendit que lorsqu’elle eut perdu l’âme de sa résistance, le jeune Manfredo Gherardesca, qui mourut des blessures qu’il avait reçues dans une sortie.

GHERARDESCA (Fazio), chef de la république de Pise, mort da la peste en 1340. Il fut nommé capitaine de Pise en 1329 et conserva te pouvoir jusqu’à sa mort. Il sut se concilier l’affection de ses concitoyens par la sagesse de son administration, et triompha d’une conjuration formée contre lui par la noblesse en 1335. Il eut pour successeur, comme capitaine du peuple, son fils Rénier Gherardesca, alors’ Agé de onze ans, qui mourut aussi de la peste en 1348.

GHERARDI (Christophe), surnommé le Doeono, peintre italien, né à Borgo-San-Sepolcro (Toscane) en 1500, mort en 1556. Il reçut les leçons de Rafaellino dol Colle. Il travailla successivement à Rome, à Florence, à Bologne, à Venise, aida Vasari dans ses travaux et se fit surtout fort remarquer comme peintre de fresques. Gherardi traitait également bien la figure, le paysage et les animaux. On voit de lui à Città-di-Castello une Visitation peinte a l’huile.

GHERARDI (Antoine), peintre et graveur’ italien, né à Rieti (Ombrio) en 1644, mort à Rome en 1702. Élève des Mola, puis de Pietro di Cortone, il peignait avec une extrême facilité, mais manquait d’élégance et d’imagination. Il est peu d’églises et de galeries de Rome où l’on ne trouve des tableaux de cet artiste. Dans son œuvre, on remarque surtout ses fresques de la voûte de Santa-TVIaria-in-Trivio. Gherardi a laissé quelques estampes à l’eau-forte qui n’ont rien de remarquable.

GHERARDI (Evariste), auteur et comédien italien, né à Prato (Toscane) vers 1670, mort près de Paris en 1700. Il était fils d’un acteur du Théâtre-Italien de Paris, connu sous le nom de Fiautin. Evariste fit de bonnes études dans cette dernière ville. Quelque temps après avoir achevé sa philosophie, il débuta au théâtre dans le rôle d’Arlequin (1689), obtint un brillant succès, devint directeur de la troupe du Théâtre-Italien, et y fit représenter quelques pièces de sa composition. En 1697, Mme de Maintenon, ayant cru se reconnaître dans une comédie intitulée la Prude, fit fermer le

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théâtre de Gherardi. Celui-ci, pour occuper ses loisirs, recueillit les meilleures pièces jouées sur la scènéitalienne, composa le dialogue de plusieurs d’entre elles dont i ! n’existait que le cadre, et les publia sous le titre de Théâtre italien. Il mourut des suites d’une chute, à peine âgé de trente ans. Une seule des pièces de Gherardi a été publiée : c’est le Retour de la foire de Bezons, comédie qui fut jouée en 1695.

GHERARDI DEL TESTA (le comte Thomas), auteur dramatique italien, né en 1818 à Tirricinola, près de Pise. Il termina de bonne heure son cours de droit a l’université de Pise, et débuta, à vingt - trois ans, dans la profession d’avocat, qu’il exerça pendant plusieurs années. Mêlé aux agitations et aux enthousiasmes de la renaissance politique de

l’Italie, Gherardi del Testa, plein d’ardeur pour la cause nationale, partit comme volontaire, en 1848, avec la division toscane qui prit part à la guerre. Il assista au combat du 4 mai, fut blessé dans celui du 13, et fait prisonnier à Curtatone. Conduit en Bohême, il ne fut rendu à la liberté qu’à l’échange de prisonniers qui suivit l’armistice de Milan (août 1848). À cette époque, il avait déjà’collaboré à divers journaux et publié de petits romans humoristiques, tels que la Pauvre et la riche, etc. ; puis, entraîné par son goût pour le -genre dramatique, il se tourna vers le théâtre. Sa première comédie, Une folle ambition (1845), où Mme Ristori jouait le principal rôle, fut représenté.e avec beaucoup de succès sur le théâtre du Cocomero, à Florence. Gherardi donnait, deux mois après, trois nouvelles pièces : "Vanité et caprice, Un moment d’erreur et un Voyage d’instruction, qui reçurent un accueil tout aussi favorable que leur aînée. Depuis lors, Gherardi a fait représenter plus de vingt autres pièces en Italie. Citons, parmi les plus remarquables : le Comte et l’actrice, le Premier drame d’un bas-bleu, Vengeance et pardon, On ne plaisante pas avec les hommes, Tête et cœur de femme, Ambition et avarice, Promettre et tenir, Amante et mère, le liègne d’Adélaïde, la Harpie, les Bagnes, le Pavillon des myrtes, le Bal masqué, le C/iien de la cousine, Nous payerons à deux, la Dame et l’artiste, la Chimie, Gustave III (1855), etc. Plusieurs de ces pièces, aussi remarquables par l’élégance delà forme que par l’étude des caractères et des moeurs, ont été jouées, en 1855, sur le Théâtre-Italien de Paris, par Mme Ristori.

GHERARDINI ou GÉRARDINI (Melchior), peintre et graveur italien, né à Milan, mort en 1C73. Il reçut des leçons de son beau-père, Crespi, qu’il égala par le charme et l’harmonie de ses compositions, mais non parla puissance et la hardiesse de la touche, et dont il termina plusieurs tableaux. Parmi les meilleurs ouvrages de Gherardini, on cite particulièrement ses belles fresques de l’église Santa-Maria-della-Passione, à Milan. Comme graveur,

il a laissé de remarquables eaux-fortes dans le genre de Callot.

GHERARDINI (Alexandre), peintre italien, né à Florence en 1655, mort à Livourne en 1723.11 apprit son art sous la direction d’A. Rossi, et joignait à beaucoup de talent une extrême lacilité. Gherardini a produit un grand nombre d’œuvres qu’il exécutait avec plus ou moins de soin, selon le prix qu’il recevait. Son meilleur tableau est un Crucifiement. Nous citerons également de lui une Nativité de la Vierge, une Descente de croix, le Triomphe de la Foi, dans diverses églises de Florence ; un Saint François de Paute, à Volterre ; le Mariage de la Vierge, %le Christ mort, à Milan ; une belle fresque représentant la Mort de saint Joseph, à Varlungo, près de Florence ; des fresques ornant les églises de cette dernière ville ; la Religion, l’Espérance, une Piété, etc.

GHERARDIM (Jean), peintre italien, né à Modène en 1658, mort en 1723. Il fit, en 1698, un voyage en Chine, et habita quelques années Pékin, où il orna de peintures l’église des jésuites. On connaît de cet artiste une Sainte Anne instruisant la Vi’en/e, tableau qui orne la chapelle de la Madonna délia Grazia, à Modène.

GHERARDINI (Étienne), peintre italien, mort en 1755. Comme son maître, Joseph Gambarini, il peignit un grand nombre de barabochades, où l’on trouve de l’esprit et delà verve, et composa quelques œuvres dans le genre sérieux, notamment un Couronnement de l’empereur Charles- Quint, pour le palais Ranuzzi.

GHERARDINI (Thomas), peintre italien de l’école florentine, né en 1718, mort en 1797. 11 quitta l’atelier de Vincenzo Meucci pour étudier à Bologne et à Venise, se livra à peu près exclusivement à la peinture en grisaille, et acquit en ce genre une telle réputation, qu’il reçut des commandes non - seulement d’Italie, mais encore d’Angleterre et d’Allemagne. On voit de lui, au musée de Vienne, trois beaux camaïeux sur toile, représentant une Victoire, le Triomphe d’Ariane et une Offrande à Pan.

GHE11ARDO, peintre, graveur et mosaïste florentin. Il vivait dans la seconde moitié du xv< ! siècle, acquit une grande réputation, surtout comme peintre de miniature, et compta au nombre de ses protecteurs Matthias Corvin, roi de Hongrie, et Laurent de Médicis

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l’Ancien. Gherardo exécuta de nombreux travaux de mosaïque. Il décora notamment des chapelles de la cathédrale de Florence. Comme graveur, il a laissé plusieurs estampes gravées sur bois, dans la manière d’Albert Durer. Le musée de Bologne possède de lui un grand tableau, assez médiocre du reste, représentant le Mariage de sainte Catherine en présence du roi David, de saint Jean, etc.

GHERGONG, ville de l’ancien royaume d’Assain, dans lTndoustan anglais, sur le Dikho, affluent du Brahmapoutre. Cette ville, jadis très-importante et capitale du royaume d’Assam, ne présente plus aujourd’hui qu’un amas de ruines,

GHÉRIAH, ville de l’Indoustan anglais, présidence de Bombay, dans l’ancienne province de Bedjapour, district du Konkan méridional, sur la mer d’Oman. Elle est située sur un promontoire rocheux et protégée par un fort et d’autres ouvrages de défense. L’embouchure d’une petite rivière qui descend des Ghattes occidentales lui sert de port. Elle était jadis la capitale de cet État de corsaires qu’Angria, en 1707, fonda dans le Konkan, et qui l’ut détruit, en 1756, par les Anglais et les Mahrattes, devenus maîtres de Ghériah.

GHERLI (Odoardo), mathématicien et dominiuiiin italien, né à Guastalla en 1730, mort à Parme en 1780. Après avoir professé la théologie dogmatique à Modène, il s’adonna d’une façon toute particulière à l’étude des sciences, entra en correspondance avec Condorcet, Lagrange, etc., et occupa’, en 1778, une chaire de mathématiques a l’université de Parme. Gherli a composé GU elementi teorici délie matematiche.pure (Modène, 1770-1776, 7 vol. in-4°), traité de mathématiques le plus complet qui eût paru jusqu’alors. C’est cet ouvrage qui fonda sa réputation.

G1IEKMA, autrefois Garama, ville de la régence de Tripoli, dans le Fezzan, à 80 kilom. N.-O. de Mourzouk ; aujourd’hui presque complètement ruinée.

GIIEROUAL. V. GEERWAL.

G11E110UPNA, écrivain arménien du i«f siècle de notre ère. Il connaissait le grec, le latin, les langues orientales, et était l’un des hommes les plus savants de son temps. Gheroupna remplissait les fonctions de secrétaire près des princes d’Edesse, Abgar et Sahadroug. Il composa-, sur l’histoire contemporaine de sa patrie, plusieurs ouvrages aujourd’hui perdus. Moyse de Khorène fait mention de l’un d’eux, alors déposé dans les archives d’Edesse, et dans lequel il puisa de nombreux matériaux pour son Histoire d’Arménie (Londres, 173S).

GHERT (Pierre-Gabriel van), homme d’État néerlandais, né à Baarle-Nassau en 1782, mort à La Haye en 1852. Les leçons d’Hegel, qu’il suivait à l’université d’iéna, et ses relations intimes avec l’illustre philosophe lui donnèrent le goût des hautes études, surtout de la philosophie. Devenu référendaire au conseil d’État pours les affaires du culte Catholique, Ghert fit tous ses efforts pour régler l’instruction publique et fortifier les études en Hollande et en Belgique. En 1828, il se rendit en France pour y étudier l’état de l’instruction publique. De retour dans les Pays - Bas, Ghert entra en longs pourparlers avec Capacini, nonce du saint-siége, pour le faire adhérer à l’établissement du collège philosophique de Louvain ; mais ses tentatives furent vaines ; le nonce, qui voulait voir l’instruction publique exclusivement aux mains du clergé ; protesta contre la création de ce collège, dont le but essentiellement libéral n’échappait point au parti ultramoiHain. Sous la pression de ce parti, le roi Guillaume supprima l’obligation de suivre les cours du collège philosophique, qu’il rendit facultatifs, et bientôt après cette institution fut supprimée. Lorsque éclata, en 1S30, la révolution qui amena la séparation violente de la Belgique et de la Hollande, Van Ghert se retira à La Haye, où il vécut depuis dans la retraite. Il a laissé plusieurs brochures de circonstance et publié de nombreux articles dans divers recueils périodiques, tels que le Katholilcon, VAth&neum, la Concordia, etc.

GIIERWAL, GIIEROUAL ou GOROUAL, en

anglais Gurwal, ancienne province de 1 Indoustan anglais, dans la partie septentrionale, située à l’O. du Népaul, au S. du Thibet, au N. de Delhi et à l’E. de Lahore. Le Gherwal est une vallée élevée, encaissée entre la chaîne de l’Himalaya au N. et les monts de Kemaon, qui la bornent du côté de Delhi ; c’est une des contrées les plus sauvages, mais aussi des plus pittoresques du haut plateau de l’Asie, Le sol est pierreux, mais assez productif dans les vallées ; d’immenses forêts fournissent le meilleur bois de construction de l’Inde. L’exploitation de ces forêts et l’éducation du bétail sont les principales richesses du Gherwal, où il se fait aussi un grand commerce d’échange avec le Thibet et le Népaul. Le sol de cette contrée est regardé comme sacré par les Indous, parce que le Gange y prend sa source. Il est aujourd’hui compris dans la présidence du Pendjab, où il forme les trois districts de Sarinagor, Kemaon et Sirmore.

GHERZEH, l’ancienne Carusa, ville de la Turquie d’Asie, dans l’Anatolie, sandjsik de Kastamouni, sur la mer Noire, à 22 kilom. S.-E. de Sinope ; 5,000 hab. Petit port.

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GHESQUIERE (Joseph de), jésuite, numismate étérudit belge, historiographe de l’empereur d’Allemagne, né à Courtray en 1731, mort en 1802. Il fut admis parmi les bollandistes en 1762 et prit une part active à la continuation de leur œuvre. On a de lui de savants ouvrages, parmi lesquels on remarque : Acta sanctorum Belgiiselecia (Bruxelles, 1783-1794, 6 vol. in-4o) ; Dissertation sur les différents genres de médailles antiques X1779, in-4<>) ; Réflexions sur deux pièces relatives à l’histoire de l’imprimerie (1780, in-8°) ; Mémoire sur trots points intéressants de l’histoire monétaire des Pays-Bas (1786, in-8») ; Notion succincte de l’ancienne constitution des provinces belgiques (1700, in-8°).

GHET ou GET s. m. (ghètt). Hist. hébr. Acte de divorce chez les anciens Juifs, il Lettres de répudiation chez les Juifs. ■ GHËTALD1, géomètre italien du xviic siècle. Il essaya de deviner l’énigme des porismes dans son ouvrage : De résolutione et composition mathematica libri V, publié à Rome après sa mort, en 1640. Il chercha aussi à rétablir l’ouvrage perdu d’Apollonius : De sectione déterminata.

GHETNA s. f. (ghè-tna). Lieu public qui, en Algérie, sert à la fois d’école et d’hôtellerie.

— Encycl. Dans la langue arabe, le mot ghetna a un sens multiple. Il signifie a la fois lieu de retraite, hôtellerie, école religieuse, centre d’enseignement, comme qui dirait université. On comprendra ce double sens d’école et d’hôtellerie, si l’on se rappelle que les marabouts qui président à l’enseignement, enrichis par les dons des pèlerins et des disciples de grandes familles qui affluent de toutes parts, hébergent grassement les auditeurs pauvres qui viennent de loin et font dans la ghetna un séjour plus ou moins prolongé. L’Algérie possédait plusieurs ghetnas. La plus célèbre fut, chez les Ouled-Sidi-Kada ben Mokhtar, celle où florissait Sidi-el-hadj-Mahi ed-Din, père d’Abd-el-Kader. Il fut un temps où de nombreux disciples, des infirmes en quête d’une guérison miraculeuse, et plus de cinq cents familles avec leurs serviteurs, étaient accueillis dans près de cinq cents maisons de refuge entretenues par Mahi ed-Din. C’est là que venaient, depuis des siècles, s’instruire et se perfectionner tous les marabouts et les tolbas de la province d’Oran.

GHETTO, très-petit quartier de Rome où les 4,000 juifs qui habitent cette ville étaient entassés, sous la papauté, dans des rues étroites, qu’on fermait la nuit avec des chaînes, pour les empêcher d’en sortir.

GHÉVOND ERETZ, auteur arménien du 1X° ou du xe siècle, qui est aussi appelé Léon le Pr&ire : Il est l’auteur d’une histoire abrégée des commencements de l’islamisme et du règne des plus anciens califes. L’ouvrage de Ghévond, quoique très-sommaire, donne des détails neufs et intelligents sur les deux premiers siècles de l’hégire ; il finit en l’année 788 de Jésus-Christ. On y trouve, entre autres documents, deux pièces originales très-curieuses. C’est d’abord la lettre dogmatique écrite par le calife Omar II à Léon Hsaurien en 717. pour l’engager a embrasser l’islamisme ; c est ensuite la réponse très-longue de l’empereur grec, dans laquelle il explique au calife les fondements de la religion chrétienne et repousse avec ironie les doctrines de la religion de Mahomet. Les Annales de philosophie chrétienne nous apprennent qu’on possède en Russie un exemplaire complet de l’histoire de Ghévond, et que l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg se dispose à en publier le texte arménien avec une traduction russe. M. Garabed Schahnazarian en a donné une traduction française sous le titre de : Histoire des guerres et des conquêtes des Arabes en Arménie, etc. (Paris, 1850, in-8°).

GHEYLOVEN (Arnold), théologien hollandais. V. Arnold ce Rotterdam.

GHEYN ou GHEIN (Jacques de), dit lo Vicui, peintre et graveur flamand, né à Anvers en 1505, mort en 1015. Son père, peintre sur verre et en détrempe, lui donna les premières notions, et Goltzius lui apprit la gravure. Comme peintre, il a laissé des tableaux d’un dessin correct, d’un coloris brillant ; mais il est surtout connu comme graveur. On a de lui près de 200 estampes, gravées d’un burin ferme, mais un peu sec. Nous citerons notamment : l’Enfant prodigue, la Dispute d’Apollon et de Pan, la Confusion des langues, d’après Karl van Mander ; Y Annonciation et le Repos pendant- la fuite en Égypte, d’après Bloemaërt ; les Quatre évangétistes, d’après Goltzius, etc. ; des portraits de Corne de Mé dicis, de Grotius, de Tycho-Brahé, etc.

GHEZZI (Sébastien), peintre et architecte italien, né près d’Ascoli vers 1600, mort en 1645. Il étudia la peinture sous le Guerchin, dont il devint un des meilleurs élèves, exécuta, à.l’âge de vingt-cinq ans, pour les augustins déchaussés de Monte-Sammartino, un tableau de beaucoup do mérite, représentant un Saint François, puis se fit connaître par ses talents comme architecte et reçut d’Urbain VIII le titre d’inspecteur des fortifications de l’État pontifical,

GHEZZI (Joseph), peintre italien, fils de