Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/138

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GOUL

E

France sons Charles IX (Heidelberg, 157$, 3 vol. in-8°) ; Chronique et histoire universelle, contenant les ckoses mémorables avenues es quatre souverains empires, royaumes, républiques, et au gouvernement de l’Église, depuis le commencement du monde jusques à l’empereur Charles cinquiesme (Genève, 1579, 2 vol. in-8°). C’est la traduction de la Chronique de Carion, revue et augmentée parMélanchthon et son gendre Peueer, L’ouvrage

contient quatre parties, dont la dernière est de Goulart ; Histoire de "Portugal en XX livres, de 1496 à 1578 (Genève, 1581, in-fol.) ; Recueil des choses mémorables advenues sous la Ligue, qui s’est faite et élevée contre la religion réformée pour l’abolir (Genève, 1587-1590, 3 vol. in-S°) ; Vingt-huit discours chrestiens louchant l’estai du monde et l’Église de Dieu (1591, in-lG) ; Philosophia morum historica (Genève, 1594, in-8°) ; Œuvres de Sénègue, traduites en français (Paris, 1595, 3 vol. in-4°) ; Histoire des martyrs persécutés et mis à mort pour la vérité de l’Évangile (Genève, 1597, in-fol.), ouvrage de Crespin continué par Goulart jusqu’à la mort de Henri IV ; Histoires admirables de noslre temps (Paris, 1607, in-8°), etc., etc. — Simon Goulart, fils du précédent, né à Genève en 1576, mort a Fredrichstadt en 1628, fut appelé en 1601 à desservir l’Église wallonne d’Amsterdam. Il assista au synode de Dordrecht en 1606, en qualité de secrétaire, et prit la défense des arminiens dans un livre intitulé : Brief traité de la grâce de Dieu envers les hommes, et de l’éternelle élection des fidèles et réprobation des infidèles (Amsterdam, 1616, in-8°). Le consistoire d’Amsterdam le somma de se rétracter, et, sur son refus, le suspendit de ses fonctions. Il fut ensuite exilé avec les chefs des remontrants, et se retira à Calais, où il resta jusqu’en 1G24, puis à Fredrichstadt, dans le Slesvig, où il mourut. On a de lui, outre l’ouvrage cité plus haut, un Traité de la providence de Dieu et autres points en dépendant, avec une réfutation du Sermon de Joseph Poujade contre les cinq articles des remontrants (1627, in-12).

GOULBURN (Henri), homme d’État anglais, né en 1784, mort en 1856. Il représenta successivement à la Chambre des communes divers bourgs (Armagh et Cambridge), vota avec les tories, devint secrétaire d’État pour l’Irlande en 1825, chancelier de l’Echiquier de 1828 à 1830, fut secrétaire d’État de l’intérieur de 1834 à 1835, chancelier de l’Echiquier de 1841 à 1846 dans le ministère de Robert Peel, et enfin commissaire des biens de l’Église protestante. Goulburn se signala

ar son intolérance envers les catholiques et

es protestants dissidents.

GOULD (Thomas), controversiste irlandais, né à Cork en 1657, mort à Thouars (Poitou) en 1734. Il étudia la théologie à Poitiers, devint aumônier des ursulines de cette contrée, avec le titre de missionnaire pour le Poitou. Malheureusement pour sa réputation, Gould se servit d’autres arguments que ceux de la persuasion. Quand son éloquence était impuissante, il en donnait avis a la cour, qui remplaçait les saintes Écritures par des dragons. Son zèle fut récompensé par deux pensions s’élevant à 900 livres et par l’abbaye de Saint-Laon de Thouars. Il composa plusieurs ouvrages de controverse a l’adresse des protestants. Nous citerons : Lettre à un gentilhomme du bas Poitou, touchant la rentable croyance de l’Église catholique, contre les dogmes gui lui sont faussement imputés dans les écrits des ministres (1705, in-12) ; Traité du sacrifice de ta messe, avec l’explication des cérémonies qui s’y observent et la manière d’y assister dévotement (Paris, 1724, in-12) ; Entretiens où l’on explique la doctrine de l’Église catholique par l’Écriture sainte (Paris, 1727, in-12) ; Recueil de différentes objections que font les protestants contre les catholiques, etc. (Paris, 1735, in-12).

GOCLD (Auguste-Addison), naturaliste américain, né à New-Ipswich, dans te New-Hainaut. Il entra à l’université d’Harvard, où il prit ses degrés en 1825 et fut reçu docteur en médecine cinq ans plus tard. Il s’adonna k l’histoire naturelle et publia, en 1833, la traduction d’un ouvrage de conchyliologie rie Lamarck. La même année, il publia un Système d’histoire naturelle, contenant les descriptions populaires d’un grand nombre d’animaux. Cet ouvrage, qui eut un grand succès, a été souvent réimprimé, il publia ensuite un Mémoire sur les animaux invertébrés du Massachusetts (Cambridge, 1S41) et j collabora aux Principes de zoologie du célèbre Agassiz, ouvrage admirable, dont le but est de dégager les grands principes de la zoologie des détails nombreux qui les accompagnent d’ordinaire, et de les rendre intelligibles à tous les lecteurs. Le docteur Gould est aussi l’auteur du douzième volume de l’expédition d’exploration des États-Unis d’Amérique, consacré aux mollusques.

GOUI.D (John), naturaliste anglais, né a Lvme-Regis, dans le Dorset^hire, en 1804. Il alla, vers l’âge de quatorze ans, demeurer avec son oncle, M. J.-T. Acton, employé au jardin de Windsor, se livra avec’passion à l’étude de l’histoire naturelle, et commença presque enfant ù poursuivre les oiseaux pour former une collection ornithologique. Frappé de ces dispositions, son oncle le fit entrer

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comme naturaliste préparateur a la Société zoologique de Londres. En 1830, il publia, sous le titre de Une centaine d’oiseaux des monts Himalaya, la description d’une collection d’oiseaux qu’il avait reçue de l’Inde. Cet ouvrage avait été fait en collaboration avec sa femme, qui exécutait les dessins. En dépit de son prix élevé (40 guinées), le livre obtint un grand succès. En 1832, M. Gould fit paraître les premiers fascicules de l’ouvrage intitulé : les Oiseaux d’Europe, qu’il ne vendit pas moins de 75 livres sterling l’exemplaire, et dont il fut cependant obligé de faire un nouveau tirage. Bientôt, désirant étudier la faune de 1 Australie, M. Gould partit pour ce pays (1838) et y demeura plus d’une année, se livrant avec ardeur à l’accomplissement de son dessein. Durant cet intervalle, sa femme, qui s’occupait à rassembler un grand nombre de dessins d’animaux et de plantes, lui fut enlevée presque subitement. Al. Gouid revint seul en Europe l’année suivante, et publia le résultat de ses recherches dans deux ouvrages : les Mammifères d’Australie (1845) et les Oiseaux d’Australie (1842-1851, 7 vol. in-fol.). Ce dernier livre, exécuté avec le plus grand luxe, ne coûta pas moins de 115 livres sterling. M. Gould a, en outre, publié des travaux moins importants, mais tout aussi recommandables, parmi lesquels nous citerons : une Monographie de la famille des Icanguroos, et une Monographie des irochilidés ou oiseaux - mouches, dont il a formé une remarquable collection, qui a été longtemps exposée au palais de Sydenham, et qui contient plus de 600 espèces.

GOULD (miss Anna Flagg), femme de lettres américaine, née à Lancastre (Verinont) en 1805. Elle est bien connue en Amérique pour ses poésies, publiées dans la presse périodique américaine. On a d’elle trois recueils de vers, qui ont paru en 1832, 1835 et 1841. Parmi les morceaux les plus populaires de ces trois volumes, il faut citer : la Gelée, Marie Dow et le Chant des moissonneurs. Elle u aussi publié des ouvrages récréatifs pour la jeunesse.

GOULD (Édouard), écrivain américain, né à Litchfield (Connecticut) en 1808. Il a surtout beaucoup écrit dans les journaux américains, et a particulièrement collaboré au Knickerbocker Magazine, au Lilerary World, au Miroir et au New-World. On a de lui plusieurs romans ; dont le plus estimé est le Cavalier endormi (1843) ; il a aussi publié un abrégé de Y Histoire d’Europe, d’Alisson (1843), et une comédie intitulée : le Siècle tel qu’il est (1850). Enfin il a traduit du français les Impressions de voyage d’Alexandre Dumas, Eugénie Grandet de Bulzac, et le Beau Pécopin de Victor Hugo.

GOULDJÀ ou IL1, ville de l’empire chinois, capitale de la Dzoungarie ; 70,000 hab. C’est le plus grand entrepôt de marchandises de l’Asie centrale et de ses extrémités orientales. Résidence du gouverneur militaire chinois de la province de Sin-Kiang.

GOULBs. f. (gou- !e — arabe ghul ; de ghul, fondre impétueusement). Espèce de larve qui, selon les croyances orientales, dévore les morts pendantla nuit : La descente durai d’Jt/inque aux enfers rappelle, sous des proportions gigantesques et admirablement idéalisées, les goules et les vampires des fables levantines. (Ch. Nod.)

Goules dont la livre

, Jamais ne se sèvre

Du sang noir des morts 1

V. Huao.

— Encycl. La croyance aux vampires, aux goules, aux lamies est répandue de temps immémorial chez les Arabes, chez les Perses, dans la Grèce moderne et dans tout l’Orient. Les contes des Mille et une Nuits roulent souvent sur cette matière. Voici, au reste, une histoire de goule qui fera connaître parfaitement cette sorte de broucolaque, comme disent les Grecs.

Dans un faubourg de Badgad vivait, au commencement du xve siècle, un vieux marchand qui avait amassé une fortune considérable et qui n’avait pour héritier de ses grands biens qu’un fils, qu’il aimait tendrement. Il avait résolu de lui donner pour épouse la fille d’un autre marchand, avec qui il avait" lié un commerce d’amitié. Cette jeune fille était très-riche, mais en même temps fort laide ; et l’aimable Aboul-Hassan « est le nom du jeune homme), à qui l’on montra le portrait de celle qu’on lui destinait, demanda du temps pour réfléchir. Un soir qu’il se promenait seul, à la clarté de la lune, dans les campagnes voisines de Badgad, il entendit une voix mélodieuse qui chantait quelques versets du Coran, en s’accoinpugnant d une guitare. Il traversa rapidement le bosquet qui lui cachait la jeune chanteuse, et se trouva devant une maison champêtre où il vit sur un balcon une femme plus séduisante que les houris. Il lit mille recherches sur la belle inconnue, et apprit qu’elle avait dix-sept ans, qu’elle n’était point mariée, qu’elle était fille d’un sage qui n’avait point d’or à lui donner, mais qui l’avait élevée, dans les sciences les plus sublimes ; ces nouvelles achevèrent de l’enflammer. Il supplia son père de lui donner la fille du sage ; le vieillard fit quelque résistance, et finit par céder. Le mariage fut célébré.

Au bouf de trois mois de bonheur sans

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mélange, Aboul-Hnssan, s’étant éveillé au i milieu de la nuit, s’aperçut que sa jeune [ épouse avait quitté la couche conjugale. Nadilla (c’est le nom de lajeune femme) ne revint qu’une heure avant le jour. Aboul-Hassan remarqua qu’elle rentrait avec un air effaré et d’un pas mystérieux, mais ne témoigna rien de ses inquiétudes. La nuit suivante, après les plus tendres caresses, elle s’échappa doucement des bras de son époux, qu’elle croyait endormi, et sortit de nouveau. Aboul-Hassan la suivit de loin et la vit entrer dans un cimetière ; il y entra pareillement. Nadilla s’enfonça sous un grand tombeau éclairé de trois lampes funéraires. Quelle fut la surprise d’Aboul-Hassan lorsqu’il vit sa jeune et belle épouse, entourée de plusieurs goules. Bientôt l’une de ces goules apporta un cadavre encore frais, autour duquel toutes les autres se rangèrent. Le cadavre fut dépecé et les goules le mangèrent en chantant des chansons infernales. Ensuite elles enterrèrent les os, et se séparèrent après s’être embrassées.

Aboul-Hassan se hâta de regagner son lit, où il feignit de dormir jusqu’au matin. De toute la journée il ne témoigna rien de ce qu’il avait vu ; mais, la nuit venue, il engagea sa jeune épouse à prendre sa part d’une légère collation. Nadilla s’excusa selon sa coutume ; il insista longtemps, et s’écria en enfin avec colère : « Vous aimez mieux aller souper avec les goules ! » Nadilla ne répondit rien, pâlit, trembla de fureur, et alla en silence se mettre au lit avec son époux. Au milieu de la nuit, lorsqu’elle le crut plongé dans un profond sommeil, elle lui dit d’une voix sombre : « Tiens, expie ta curiosité sacrilège ! » En même temps elle se mit à genoux sur sa poitrine, le saisit a la gorge, lui ouvrit une veine, et se disposa a boire son Siing. Mais le jeune homme s’échappa avec violence des mains de la furie, et la frappa d’un coup de poignard qui la laissa mourante à ses côtés. Aussitôt il appela du secours ; on pensa, la plaie qu’il avait à la gorge, et le lendemain on porta en terre la jeune goule.

Trois jours après, au milieu de la nuit, elle apparut k son époux, se jeta sur lui, et voulut l’étouffer de nouveau. Le poignard d’Aboul-Hassan fut inutile dans ses mains ; il

ne trouva de salut que dans une prompte fuite. Il fit ouvrir le tombeau de Nadilla, qu’on’ trouva encore vivante. On aila à la maison du sage qui passait pour le père de cette malheureuse. Il avoua que sa fille, mariée deux ans auparavant à un officier du calife, et s’étant livrée aux plus infâmes débauches, avait été tuée par son mari, mais qu’elle avait recouvré la vie dans son sépulcre, qu’elle était revenue à la maison paternelle, en un mot que c’était une femme

vampire. On exhuma le corps, on le brûla sur un bûcher de bois de senteur, on jeta ses cendres dans le Tigre, et le pays fut délivré de ce monstre.

GOOLÉEs. f. (gou-lé — dul&t.gula, gueule). Pop. Grosse bouchée : Il n’en a fait qu’une goulék. (Acad.)

Ce maudit animal vient prendre sa youlée Soir et matin, dit-il, et des pièges se rit.

La Fontaine.

— Prov. Brebis qui bêle perd sa goulée, Quand on parle à table, on n’u pas le temps de manger.

GOULÉHO, le dieu de la mort dans l’archipel des Amis. Il a pour demeure le Boulerta, situé à l’ouest de Fidji, et gouverne une sorte de champs Élysées qu’habitent les âmes des chefs.

GOULET s. in. (gou-lè — forme ancienne du mot goulot). Mar. Entrée étroite d’un port, d’une rade : La rade ou baie de Berlheaume commence à l’est, par la pointe Saint-Matthieu, et se termine à l’ouest, par la pointe de Berlheaume, en dehors du goulet qui sert de passe à la rade de Brest. (E. Sue.)

— Pèche. Sorte d’entonnoir placé à l’entrée des nasses, pour que le poisson puisse entrer, mais non sortir.

— ArtiU. Orifice par lequel la fusée communique avec l’intérieur d’une bombe. Il On dit plus ordinairement œil.

GOULET (Nicolas), architecte français, né à Paris en 1745, mort dans la même ville en 1820. Il a construit ou décoré avec goût plusieurs hôtels de Paris et a été architecte du cadastre. Outre des chansons et des poésies agréables, Goulet a composé les ouvrages suivants : Sur les moyens d’éviter les incendies et d’économiser le bois dans la construction des bâtiments ; Sur les inconvénients des fosses d’aisances, etc., écrits publiés sous le titre d’Observations sur les embellissements de Paris (1808, in-8°) ; Recueil d’architecture civile (Paris, 1806-1807, in-fol.) ; Description des fêtes à l’occasion du mariage de Napoléon (Paris, 1810, in-8").

GOULETTE s. f. (gou-lè-te). Archit. Syn.

de GOULOTTIi,

— Techn. Nom donné aux pierres plates dont on garnit le fond des fours à chaux, où l’on brûle du bois.

GOULETTH (la), petit port de la côte septentrionale d’Afrique, dans la régence deTunis, dans le canal qui fait communiquer le lac de Boghnz avec la Méditerranée, et qui mène à Tunis. L’entrée est défendue par denx

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forts. Consulat italien. Borne rade pour les vaisseaux de guerre ; changera de construction ; arsenal et phare.

GOU1.110T DE SAINT-GERMAIN (Achille-Félicité dk), homme politique, né à Paris en 1809. Il fut attaché quelqu î temps a l’intendance militaire, devint eus lit e capitaine d’état-major et officier d’ordonnance du maréchal Oudinot, puis sous-préfet à Romorantin (1835), et à Bernay (1S3S-1S46). Elu dans la Manche, en 1S49, membre de l’Assemblée législative, il s’associa aux actes de la majorité’ antirépublicaine, adhéra a la politique de l’Élysée et fut nommé mem are de la commission consultative après le coup d’État du 2 décembre. Il fut fait sénateur en 1852. On a de lui quelques brochures : la Présidence, le Recrutement, la Propriété, etc.

GOULIAFRE s. m. (gou-lia-fre — du lat. ffula, gueule, gloutonnerie). Pop. Grand glouton : L’orgie de jadis était l’excès des plaisirs, le raffinement de la boucle, la volupté dn goinfre, le rassasièment du gouliakris. (E. Robert.)

GOULIN s. m. (gou-lain). Ornith. Genre de passereaux voisin des pies, dont l’espèce type habite les Iles Philipp nés.

GOULIN (Jean), érudit français, né à Reims en 1728, mort à Paris en 1799. Grâce aux sacrifices que sa mère s’imposa, il put faire de brillantes études ; mais, se trouvant sans fortune au sortir du collège, il se vit contraint de devenir répétiteur dans une pension, aux appointements de 100 francs par an. Tousses loisirs, Goulin les employa alors a étudier la médecine. Chargé, en 1756, d’une éducation particulière, il se livra à îles travaux littéraires qui lui donnèrent mementanément une sorte d’aisance, se maria, perdit sa femme, et tomba dans un état vo sin de la misère. Réduit à vendre sa bibliothèque, et ne pouvant plus, par suite de la f rivaiion de ses livres, s’adonner à ses études habituelles, il étudia l’arabe. En 1783, il prit part à la rédaction des Affiches de province, obtint, en 1795, une place d’employé au déjôt littéraire de la rue Saint-Antoine, et fut.lonnné professeur d’histoire de la médecine k l’École de Paris en 1795. Goulin possédait me érudition vaste, mais indigeste. Il était, dit la Biographie médicale, aigre dans la dispjte, prompt à l’attaque, dur à la réplique, ardent a contredire, tranchant dan* la discussion et obstiné dans l’assertion ; mais il n’en étiit pas moins bon, humain et désintéressé. Oi.tre un grand nombre de manuscrits, ce laborieux érudit a laissé plusieurs éditions d’ancie is ouvrages et de nombreux écrits, parmi lest uels nous citerons : Antiquités romaines (1765) ; le Médecin des dames (1771) ; le Médecin des hommes (1771) ; Dictionnaire raisonné universel de la matière médicale(m3,4 vol.in-S"), réédité sous le titre de Dictionnaire des plantes usuelles (1792,8 vol. in-S°) ; Mémoires littéraires. critiques, philologiques, biographiques, bibliographiques, pour servir à l’histoire ancienne et moderne de la médecine (1775-1776, 2 vol. in-4<>), le plus remarquable de ses ouvrages ; État de la médecine, chirurgie et pharmacie de l’Europe, et principalement en France (Paris, 1777) ; Co ; ijectures sur le temps où ont vécu plusieurs anciens médecins (17-81), etc.

GOULL1ER, grammairum français, mort en 1788. Il tint une maison d’éducation à Versailles, puis se fixa à Parii ;, où il devint professeur de langues. Il a publié : Lettre à l’abbé "* sur la manière d’étudier les langues (1769) ; Y Art d’écrire et d’orthographier (1732) ; Grammaire française (1787].

GOULOT s. m. (gou-lo — du lat. gula, gueule)..Col d’une bouteille ou d’un vase quelconque dont l’entrée est très-étroite : Le goulot d’une cruche.

— Hortic. Arroser au goulot, Se servir d’un arrosoir dont on a ôté la pomme, pour obtenir un seul jet.

GOULOTTE s. f. (gou-lo-te— du lat. gula, bouche). Archit. Petite rigole taillée sur la cymaise d’une corniche, p >ur servira l’écoulement des eaux. Il Petit canal de pierre ou de marbre, ayant une pente douce, et qui est interrompu de distance en distance par de petits bassins, pour le jet. des eaux. On dit aussi goulette dans ce dernier sens.

GOULSTON ou GOCLSOW (Théodore), médecin anglais, né dans 1< ; comté de Northampton vers 1570, mort à Londres en 1632. Reçu docteur en 1610, il a la s’établir à Londres, où il exerça son art avec distinction et devint censeur du collège des médecins de cette ville. Il laissa en mourant une rente, destinée à payer une le ; on de pathologie faite chaque année dans.e Collège des médecins par un des quatre plus jeunes docteurs de la faculté. Cet ; e institution, qui subsiste encore, est connue sous le nom de leçon goulstonnienne. Goulston a laissé des traductions latines de la rhétorique et de la Poétique d’Aristote et de Divers opuscules de Galieu.

GOULU, UE adj. (gou-iu —lat. gulosus ; de gula, gueule, gloutonnerie). Qui mange beaucoup et avec avidité : Un enfant goulu. L’aiglefin, quoique plus pé.it, est aussi goulu et aussi destructeur que la norue. (Lacépède.)

Pourtant si l’on avait l’art

De m’accommoder au lard