Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/358

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publiciste français, né à Auxerre (Yonne) en 1792. Il fit quelque temps partie du barreau de Paris, où il avait étudié te droit, puis alla se fixer à Sens, où il devint.bientôt un des chefs du parti démocratique. Nommé maire de Sens en 1848, il fut, bientôt après, élu dans le département de l’Yonne représentant du

Eeuple à la Constituante. Dans cette assemlée, M. Guichard vota presque constamment avec les républicains de la nuance du National, et ne fut pas réélu à la Législative. Il retourna alors dans sa contrée natale, où il s’est occupé

Frincipalement d’agriculture. Tant que dura Empire ; il se tint a l’écart de la polique active, mais n’en resta pas moins fidèle à ses convictions républicaines. La révolution du 4 septembre 1870 le rendit à la vie publique. Il fut nommé, le 8 février 1871, député à 1 Assemblée nationale par les électeurs de l’Yonne. M. Guichard vote avec la gaucho républicaine et fait partie de la réunion du Jeu de paume. On lui doit : Manuel du juré (1827) ; Manuel de politique (1842) ; la Propriété sous la monarchie (1851) ; Y Instruction primaire obligatoire rendue gratuite au moyen de la mise en valeur des terrains communaux ; la Liberté’ de penser, fin du pouvoir spirituel (1868, in-12), ouvrage remarquable dans lequel l’auteur raconte d’âge en âge le développement de l’intolérance ecclésiastique.

GUICHARD (Joseph-Marie), littérateur français, né à Besançon en 1810, mort en 1852. 11 se rendit à Paris, où il fut attaché à la Bibliothèque royale (1835), d’abord comme surnuméraire, puis somme employé. En 1841, il

fut reçu membre de la Société des antiquaires de France. Guichard a publié dans le Bulletin du bibliophile plusieurs notices intéressantes, notamment des Recherches sur les livres xylographiques ou imprimés sur planches de bois. On lui doit, en outre, une Notice sur le Spéculum humaine salvationis (Paris, 1840), des éditions des Poésies duduc Charles d’Orléans (1842), des Propos rustiques, baliuerneries et contes d’Eutrapel, par Noël du Fail (1842), et de Y Histoire du petit Jehan de Saintré (1843).

GUICHARDIN (François), en italien Guloclardini, homme d’État et historien italien, né à Florence en 1482, mort en 1540. Il appartenait ù uoe ancienne famille, dont plusieurs membres avaient déjà figuré dans l’histoire de la république florentine, et son père, Pierre Guichardin, avait été employé a diverses ambassades auprès de l’empereur

Maximilien Ier et du pape Léon X. Il s’adonna de bonne heure al étude du droit, fut nommé, en 1503, professeur dans sa ville natale, mais ne tarda pas à renoncer à la carrière de l’enseignement pour suivre celle du barreau. En 1512, ses concitoyens l’envoyèrent en ambassade auprès de Ferdinand V, roi d’Aragon, dont l’armée menaçait Florence, qui s’était faite l’alliée des Français. Guichardin semble s’être acquitté de sa mission de manière a donner une haute idée de ses talents diplomatiques. Aussi, le voyonsnous, bientôt après, envoyé auprès de Léon X. Ce pontife le prit à son service, et, après l’avoir employé a diverses négociations importantes, le nomma gouverneur de Modène,

puis de Parme, villes qui étaient alors au pouvoir du pape. Après la mort de Léon X et le court pontificat d’Adrien IV, Clément VII, qui monta à son tour sur le trône pontifical, s’en remit complètement à Guichardin pour tout ce qui concernait les affaires de Florence. Après la reddition de cette ville, en 1530, aux armées réunies de l’empereur et du pape, Guichardin contribua puissamment aux changements qui s’opérèrent dans le gouvernement de la république, et l’histoire lui reprochera toujours d’avoii été le premier ù conseiller la proscription des chefs populaires. Avec les autres partisans des Médicis, il recourut al’expédient pratiquédéjà à différentes reprises par les factions florentines, et convoqua une assemblée générale du peuple, qui vota l’établissement d une commission dictatoriale ; celle-ci nomma à son tour un sénat de quarante-huit membres, qui fut chargé de choisir les fonctionnaires inférieurs de l’administration de la justice. Ce sénat établit

aussi une commission de douze membres, qui prirent le nom de réformateurs de la république. Ces prétendus réformateurs furent choisis parmi les partisans des Médicis, et Guichardin se trouva naturellement dans le nombre. Il fut bientôt le plus influent de tous, et c’est sur lui que doit retomber surtout lu responsabilité des mesures prises par les Douze. Ils commencèrent par abolir les antiques constitutions républicaines, telles que les charges de gonfaloniers et de prieurs, et proclamèrent duc de Florence Alexandre de Médicis. Le nouveau duc eut une garde étrangère au Palais public, où il fixa sa résidence, et il se mit à faire construire une forteresse pour maintenir plus facilement sa domination sur le peuple florentin. Cependant Strozzi et plusieurs autres membres de la commission des Douze furent bientôt las de l’arrogance et de la conduite déréglée du duc. Ils quittèrent Florence et allèrent à Naples exposer leurs plaintes à Charles-Quint, l’un des signataires de la capitulation de 1530, par laquelle les libertés de Florence avaient été garanties. Le duc Alexandre se rendit a Naples avec Guichardin. L’empereur enjoifnit au duc de se justifier, et ce fut Guicnarin que celui-ci chargea de sa défense. Cetto défense, peutêtrt regardée comme un modèlo

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de perfide habileté. L’apologiste soutint que les changements effectués dans le gouvernement de Florence avaient été décrétés par l’assemblée souveraine du peuple, selon l’antique pratique en usage dans la république, et à l’instigation de ces mêmes réfugiés, Strozzi, Valori, Salviati, Ridolli et autres, qui, trompés dans leurs espérances ambitieuses, et voyant le duc prendre en main le gouvernement qu’ils avaient cru pouvoir retenir eux-mêmes, se faisaient maintenant, à ce qu’ils prétendaient du moins, les échos du mécontentement public. L’empereur, qui avait en ce moment à faire face a des embarras sans nombre, mit fin au débat, en stipulant que les réfugiés obtiendraient une complète amnistie, pourraient retourner à Florence, et seraient remis en possession de leurs biens. Il essaya en même temps d’amener le duc à reconnaître sa suzeraineté ; mais là, du moins, Guichardin sut défendre l’indépendance de son pays, et réussit à empêcher cet acte de soumission. Il n’en est pas moins coupable d’avoir privé Florence de sa constitution et de son gouvernement républicain, et soumis sa patrie à la tyrannie d un despote dont les

fiassions ne connaissaient pas de frein. Lorsque e duc Alexandre eut été assassiné par Lorenzinode Médicis, son cousin et son compagnon de débauches (1537), Guichardin, par les mesures qu’il prit en temps opportun, prévint l’explosion d’un soulèvement général et, par son influence dans le conseil, obtint que Corne de Médicis fût nommé gouverneur de Florence, à la condition expresse qu’il ne ferait rien sans l’avis du conseil, il est à croire que Guichardin fut moins guidé en cette circonstance par l’amour de la patrie, que par le désir de reconquérir l’autorité presque sans limites dont il jouissait à Florence avant l’élection d’Alexandre, et qu’il n’avait conservée qu’en partie, sous le règne de ce dernier, bien qu’il fût son favori et son conseiller. Mais, cette fois encore, il se trompa dans ses prévisions ; Côrae, encore plus avide d’autorité personnelle que son prédécesseur, changea bientôt son titre de gouverneur contre celui de duc, et se fit souVv ; rain absolu, non-seulement de Florence, mani encore de toute la Toscane. Guichardin lui demeura cependant attaché par ambition personnelle. Voyant toutefois que ses conseils étaient le plus souvent dédaignés, il se démit de ses fonctions, et se retira dans sa villa d’Arcetri, où il s’occupa à écrire l’histoire de son temps, qui ne devait être publiée que plus de vingt ans après sa mort. Il mourut trois ans plus tard, succombant à l’ennui de la solitude, au regret d’avoir vu échouer les projets qu’il avait formés pour sa propre élévation, et peut être au remords d’avoir asservi sa patrie.

Guichardin ne fut en somme qu’un ambitieux vulgaire, qui se mit au service de tous ceux dont il crut pouvoir attendre quelque faveur ; le bien de son pays ne le guida jamais, et, s’il quitta l’arène, c’est qu’il était, non pas fatigué de la lutte, mais sans espérance de pouvoir en retirer encore quelque avantagé.

Il nous resterait à apprécier Guichardin comme historien ; mais l’importance de son Histoire d’Italie nous oblige à lui consacrer un article spécial. Qu’il nous suffise de dire ici, que, dans ce livre si précieux pour l’histoire de Florence et de la péninsule, Guichardin est en politique de l’école éhontée et sceptique de Machiavel.

Une partie de la correspondance de Guichardin a été insérée par Fra Remigio dans ses Considerazioni civiti sopra l’istoria di Francesco Guicciardini (Venise, 1582) ; d’autres lettres, qu’il avait écrites pendant son ambassade auprès de Ferdinand, se trouvent dunsles Legaiionidi SpagnadeRossini (Pise, 1825). On lui aaussi, mais sans vraisemblance, attribué la paternité d’un opuscule intitulé Il Sacco di Borna (Paris, 1664), où Jacques Bonaparte aurait puisé les éléments de son livre sur le même sujet.

GUICHARDIN (Louis), historien italien, neveu du précédent, né à Florence en 1523, mort en 1589. Il remplit divers emplois à la cour des Médicis, et se rendit ensuite dans les Pays-Bays, où il devint l’historiographe du duc (TAÏbe ; mais il perdit la faveur du farouche proconsul espagnol, pour lui avoir proposé d’abolir le carême. On a de lui : Hore di recreasione (Florence, 1560), livre intéressant, qui a été traduit en français (1576, in-16) ; DescrUione di tutti à Paesi Bassi (Anvers, 1567, iu-fol.), traduit également en français, par de Belleforest (1612) ; Racolta dei detti e fatti mémorabili (1581), intéressant recueil d’anecdotes ; Mémoires sur les éoénements de Savoie (Anvers, 1565, in-4°).

GUICHART s. m. (ghi-char). Cost. relig. Petite bande d’étoffe qui retient la robe d’un religieux sur le côté.

— Jeux. Morceau de bois aminci par ses deux extrémités, que l’on fait sauter en frappant avec un bâton sur l’un des bouts, il On dit plus souvent bâtonnet.

GUICHE s. f. (ghi-che). Subtilité, ruse, finesse, détour, il Vieux mot.

— Ane. art milit. Anneau par lequel on suspendait le bouclier.

— Cost. relig. Bande d’étoffe attachée de chaque côté de la robe pour la fermer.

— Jeux. Svn. de guichart.

GUICHE (la), bourg de France (Saône-et-Loire), ch.-l. de cant, arrond. et à 23 kilom. N.-E. de Charolles, sur le penchant d’une montagne ; pop. aggl. 293 hab. — pop. tôt. 911 hab. Ruines d’un château détruit pendant les guerres de la Ligue. Daûs l’église, restes du mausolée en marbre blanc du duc d’Angoulème, époux d’Henriette de la Guiche,

mort en 1643. il Village et commune de France (Basses-Pyrénées), cant. de Bidache, arrond. et à 25 kilom. de Bayonne, au-dessus du confluent de la Bidouze, de l’Adour et du Gave ; 514 hab. Ce village a donné son nom à la maison de Guiche, branche de Grammont. Ruines d’un château do xive siècle.

GUICHE (famille de La). Pour les membres de cette famille, v. La Guiche.

GUICHE (Diane d’ANDOums, comtesse de), une des nombreuses maîtresses du roi Henri IV. V. Corisandre (la belle).

GUICHE (Armand UB GlUMONT, comte de), général français. V. Gramont.

Guiche (le comte de), roman de Mmo Sophie Gay. V. Comte db Guiche (le).

GUICHEN, bourg de France (Ille-et-Vilaine), ch.-l- de cant., arrond. et à 45 kilom. N.-E. de Redon ; pop. aggl., 429 hab. — pop. tôt., 3,873 hab. Source minérale ferrugineuse ; carrières de pierre ; moulins à blé ; fabrique de noir animal. Aux environs, châteaux du Gay-Lieu et de La Massais.

« Le territoire de Guichen, dit la Bretagne contemporaine, s’étend vers le N. jusqu’aux bords de la Vilaine, qui offrent, depuis les environs de Pont-Réan, une délicieuse variété d’aspects. Ce sont, en général, des collines schisteuses, où s’exploitent de larges carrières de ce moellon connu sous le nom de pierres de cahot. Sur leurs crêtes et leurs pentes inclinées vers la rivière croissent, tantôt la bruyère et les genêts, tantôt de petites futaies ou d’épais taillis. Bientôt les vallées s’ouvrent latéralement au fleuve, les coteaux s’entrelacent, se rapprochent ou s’éloignent tour à tour en fuyantes perspectives ; les eaux de la Vilaine coulent entre de vertes prairies et des rochers grisâtres. Rien n’est riche de couleurs comme les bois qui tapissent les versants des deux rives. Sur ces beaux rivages s’élèvent de charmantes maisons de campagne, des châteaux modernes et d’anciens manoirs. ■

GUICHEN (Luc-Urbain du Bouexic, comte de), lieutenant général des armées navales françaises, né à Fougères (Ille-et-Vilaine) le 21 juin 1712, mortàMorlaixle 13 janvier 1790. Le jeune de Guichen entra dans la marina comme simple garde, à l’âge de dix-huit ans, fit diverses campagnes à Cadix, au banc de Terre-Neuve et sur les côtes de Bretagne, et fut nommé enseigne de vaisseau en 1735. Nommé, en 1746, lieutenant de vaisseau et promu au commandement de la frégate la Galatée, H appareilla de Gravelines, en dépit des vases qui encombraient ce port et des croiseurs anglais qui guettaient sa sortie, et alla prendre au Havre un nombreux convoi qu’il conduisit à Brest sans avoir perdu un seul bâtiment. Le 1er avril 1748, de Guichen reçut le commandement de la frégate la Sirène, avec laquelle il se rendit, de conserve avec YAtalante, dans les parages de Saint-Domingue, pour y donner la chasse aux nombreux corsaires anglais qui faisaient le plus grand tort à notre commerce dans ces parages. Arrivées au port de la Paix, les 2 frégates furent attaquées par 5 vaisseaux anglais ; mais, secondées par les batteries et par le fort de la place, elles soutinrent l’attaque et forcèrent 1 ennemi à se retirer avec des pertes sensibles. De Guichen alla ensuite chercher au Port-Saint-Louis, sur la côte sud de Saint-Domingue, un convoi considérable qu’il ramena avec lui à Brest. En 1755, la guerre s’étant allumée de nouveau, il embarqua comme second sur l’Opiniâtre, faisant partie d’une armée de 18 vaisseaux commandée par Dubois de La Motte et chargée de transporter des troupes et des munitions au Canada. En 1756, dans le cours même de la campagne, il fut nommé capitaine de vaisseau. En 1776, il reçut le grade de chef d’escadre. Deux ans plus tard, en 1778, la guerre ayant éclaté entre la France et l’Angleterre, de Guichen prit le commandement d une des divisions de l’armée navale du comte d’Orvilliers, qui allait appareiller à Brest. Le comte Du Chatfault, qui commandait l’avantgarde, ayant été blessé au combat d’Ouessant, l’amiral d’Orvilliers donna le commandement de cette escadre, lors de la seconde sortie de l’armée, au mois d’août suivant, au comte de Guichen, qui porta alors son pavillon sur le vaisseau la Couronne. Le îermars 1779, il fut élevé au grade de lieutenant général et reçut l’ordre d’aller prendre à Brest le commandement d’une des escadres de l’armée de d’Orvilliers. Cette même année, il appareilla de Brest, pour se réunir dans la Manche à l’armée espagnole de don Louis de Cordova. L’armée combinée se dirigea vers les côtes d’Angleterre ; mais les vents contraires et une épidémie qui vint à se déclarer dans les équipages l’empêchèrent de faire la descente projetée. En 1780, de Guichen reçut le commandement d’une escadre chargée de porter 4,000 hommes à la Martinique et d’escorter un convoi considérable qui s’y rendait. Au moment d’atterrir, de Gnicnea rencontra

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la division du comte de Grnsse, qui vint se ranger sous ses ordres. Après une reconnaissance de Sainte-Lucie, il ittendit l’amiral anglais Rodney, arrivé récemment aux Antilles avec une flotte de !•) vaisseaux. Le 17 août, les deux armées navales en vinrent une première fois aux mains, dans les eaux de la Dominique. Les forces étaient h peu près égales ; car de Guichen avait aussi de son côté une vingtaine de vaisseaux. Après de très-belles manœuvres de part et d’autre, l’amiral Rodney, qui avait l’avantage du vent, cessa le feu et se retira psndant la nuit. Un mois plus tard, le 15 mai, il revint à la charge. Cette deuxième bataille, livrée entre la Martinique et Sainte-Lucie, fut aussi peu décisive que la première. Une troisième affaire, engagée quatre jours plus tard, n’eut pas plus de résultats. Vers lu fin de 1781, de Guichen fut chargé de couvrir, avec 10 vaisseaux, un convoi important et de rallier à Cadix la flotte espagnole. Mais le convoi, surpris par un temps de brune à six milles au vent de ses convoyeurs, fit pris ou coulé en partie par une escad re anghiise, commandée par l’amiral Kempenfeld. À la suite de cette malheureuse campagne, de Guichen voulut déposer son commandement ; mais Louis XVI lui fit écrire par le maréchal de Castries, ministre de la marine, qu’il désbait qu’il le conservât. L’année suivante, k< 25 juin 1782, de Guichen sortit de Brest sur i Terrible, avec 10 vaisseaux, pour aller rallier à Cadix l’amiral don Louis de Cordova, pour établir une croisière dans le golfe de Gas ; ogne. L’armée combinée s’empara d’abord de 18 bâtiments marchands richement chargés, faisant partie d’un convoi de 28 voiles destiné au Canada ; puis, rejointe par la division de La Motte-Piquet, elle eut connaissance le l’armée anglaise de la Manche, commandée par Derby, qu’elle poursuivit sans l’atteindre. Elle se dirigea alors sur Gibraltar, pour concourir au siège de ^ette pince ; mais ellts ne put empêcher l’amiral Howe de raviuiller la place. La paix de 1783 mit fin à la carrière maritime du comte de Guichen.

GUICHENON (Samuel), historien et généalogiste français, né à Mâcon en 1607, mort en 1664. Il était fils d’un chirurgien qui appartenait à la religion protestante. Pendant un voyage qu’il fit en Italie, en 1630, le jeune Guiqhenon embrassa le catholicisme. De retour en France, il lit ses études de droit et exerça la profession d’avocat à Bourg-en-Bresse ; mais, ayant épousé un.) riche veuve, il abandonna bientôt le barreat. pour s’adonner uniquement h des travaux historiques. Ses ouvrages, remplis de documents intéressants, fondèrent rapidement sa réputation et lui valurent les titres d’historiographe de France, de Savoie, de Dombei, des lettres de noblesse de Louis XIV et la dignité de comte palatin, que lui conféiu l’empereur Ferdinand III. Guichenon était un des hommes les plus érudits de son te.ups et a été longtemps invoqué comme une autorité. On a de lui : Histoire de Bresse U de Bugey, justifiée par chartes, titres, chroniques, etc. (Lyon, 1650, in-fol.) ; Histoire généalogique de la royale maison de Savoie, prouvée par titres, etc. (Lyon, 1660, 2 vol. in- ;’ol., fig.), ouvrage estimé, bien qu’on y trouve beaucoup d’erreurs et d’omissions ; Biblioth ’.ca Segvsiana (c’est-à-dire de Suse), sive variirum chartarum, diplomatum, etc., nusquam antea éditarum centurie duo cttm nolis (L.yon, 1660, in-4») ; Episcoporum Bellicensiuri (de Belley) chronologica séries (Paris, 1642, in-4<>) ; Projet de l’histoire de Bresse et de Bugty ; Dessein de l’histoire généalogique de Savoie et de ta principauté de Dombes. Ces opuscule s sont devenus d’une extrême rareté. Let manuscrits laissés par Samuel Guichenon sont l’Histoire de cette dernière province (on plutôt principauté), qu’il n’avait pas voulu publier à cause de certaines altérations histor.ques réclamées par Mlle de Montpensier. — Son neveu, Germain Guichenon, religieux de l’ordre de Saint-Augustin, est l’auteur d’un» Histoire de Bresse.(Lyon, 1709, in-8°), abrégé du grand ouvrage de son oncle, et de la Vie de Camille Neufville de Villeroy, archevêque de Lyon (Trévoux, 1695, in-12).

GUICHENOTIE s. f. (ghi-che -no-tl — de Guichenot, natural. fr.). Bot. Genre d’arbrisseaux, de la famille des byttnériacèes, tribu des lasiopétalées, dont l’espèce type habite l’Australie occidentale : La gui ; henotie à feuilles de lédon est un arbuste pt bescent. (T. de Berneaud.)

GUICHET s. m. (ghi-chè — du germanique : ancien Scandinave vik, réduit, cachette ; anglo-saxon vie, vincel, coin, an< ; le ; ancien haut allemand winkil ; allemand, hollandais, danois et suédois vinkel. Peut-être de la racine viç, entier, d’où le sens de réduit, retraite, cachette. Cette racine a déjà fourni le sanscrit veça, demeure, habitation ; grec oikos, latin vicus, zend viç, etc. Du sens de coin, angle, on est venu à i’accep.ion de guichet, petite ouverture pratiquée dans un des coins d’une plus grande. On disai ; autrefois .wiquet, wiket, wichet). Petite porte pratiquée dans une plus grande : La plupart des portes cochères sont percées d’un guichet. If Porta basse percée dans un rempart : La sentinelle ouvrit le guichet aux espions. Il Petite porte intérieure d’une prison, située en arrière de la porte principale : Demander un prisonnier