Page:Larousse - Grand dictionnaire universel du XIXe siècle - Tome 8, part. 4, Gile-Gyz.djvu/61

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monde à l’an 1118 (publ. en grec et en latin pur le P. Lnbbe, Paris, 16G0, in-fol.), ainsi que des Lut 1res sur des sujets théologiques, dont quelques-unes ont été insérées dans les Delicix eruditorum de J. Lami.

GI.VCAS (Jean), patriarche de Constantinople. V. Glicis.

GLYCÉMIE s. f. (gli-sé-mt— du gr. glvkus, doux ; aima, sang). Pathol. Sang sucré par une aberration de la nutrition, qui Se produit lorsque les aliments féculents passent dans le torrent de la circulation.

GLYCÉRAMINE s. f. (gli-sé-ra-mi-ne — de glycérine et aminé). Chim. Ammoniaque composée dérivée de la glycérine. Il On a encore donné à cette base le nom de glycéryl-hydo-

RAMINE..

— Encycl. La glycéramine ou glycéryl-hydoramine

OH CSI-WAzO* = (C3I-I»)"’ OH AzH*

Se produit à l’état de bromhydrate, lorsqu’on dirige un courant d’ammoniaque dans une solution alcoolique de dibroinhydrino. Pour comprendre cette réaction, il ïnut admettre que la dibromhydrine se saponifie d’abord à demi, pour passer à l’état de monobromhydrine, et que c’est ensuite cette monobromhydrine qui, dans son action sur l’ammoniaque, fournit le bromhydrate de ylyrévamine. La réaction doit donc être exprimée par les équations suivantes :

(C3HS)’"

OH

Br + 11*0 + AzH» Br

Eau. Ammoniaque.

(C3HB)"’

Monobromhydrine.

(enis)"

OH

OH -+■ AzII’-Br

Br

Bromhydrate d’ammoniaque.

OH

! OU -f- AzH3
;Br

Monobromhy- Ammodrinc. iliaque.

(OH = (C3H6)"’ OH

(AzHï.HBr. Bromhydrate de glycéramine.

Pour obtenir la base à. l’état de liberté, on traite son bromhydrate par une lessive de potasse. La glycéramine se sépare alors sous la forme d’un liquide huileux, facilement soluble dans l’eau et dans l’éther. Le chlorhydrate de glycéramine devient humide lorsqu’on l’abandonne à l’air, et se décompose lorsqu’on le chauffe. Sa solution alcoolique donne, avec le perchlorure de platine, un sel double

(C3H3Az02HCl)2PtCl*

qui se sépare en petits granules de couleur orangée.

Diglycéryl-dihydrobromamine ou himibromtiydramide'

C3H5"’ °) AzH2 C’est une base amorphe qui se produit par l’action de l’ammoniaque sur la dibromhydrine pure. Un composé analogue CeH|2t ; lAz02 s’obtient par l’action de l’ammoniaque alcoolique sur l’épichlorhydrine. Sa formule est <§ ! ! ;g : |o]"||„,

Ces ammoniaques dérivent du premier anhydride de l’alcool diglyeéiique.

[ i§ H»T’ i ° r  ?$+azhî+ci - 2°h

Premier anhydride diglycérique.

Ami- Chlore. Oxhydryle.

do g’ ; ne.

r(c3H5)"’i y

1 O" AzH«.

! u

Hémtchlorhydrnmide.

GLYCÉRAT s. m. (gli-sé-ra— de glycérine, et de cérul). Pharin. Préparation molle ou saline, ayant pour base la glycérine : Les principaux glycérats sont celui d’amidon, proposé par AJuller pour remplacer les pom~ meules ophthalmiçues, et qui tend à se substituer à l’axonge et un cérat dans la-prêparation des pommades médicamenteuses ; t’extrait de belladone, de tannin, d’iodure de potassium. Il On

dit aussi GLYCÈRE.

GLYCÉRATE s. m. (gli-sé-ra-te — rad. glycérine). Chim. Se ! produit par la combinaison dé l’acide glycérique avec une base.

— Encycl. V. GLYCÉRIQUE.

GLYCÉRATION s. f. (gli-sé-ra-si-on — du gr. ylukurriza, réglisse). Pharm. Infusion, tisane de réglisse.

GLYCÈRE s. f. (gli-sè-re — nom histor.). Ànnél. Genre d’annélides chétopodes, de la famille des néréides, comprenant cinq ou six espèces, qui habitent les mers d’Europe,

GLYCÈRE, fille de Thalassis, maîtresse de Ménandre, une des plus belles courtisanes

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d’Athènes, qui, avant de se lier avec le poëte qui l’a illustrée, avait été la maitresse du lieutenant prodigue et débauché d’Alexandre, Harpalus. Il lui avait élevé une statue d’airain en Syrie. À Tarse, il l’avait logée dans son propre palais. « Et là vous auriez entendu, selon le récit indigné de l’historien Théopompe, Harpalus dire qu’il ne voulait pas porter de couronne si Glycère n’en portait une comme lui, et ordonner que, pour l’amour d’elle, une immense cargaison de blé fût envoyée aux Athéniens. Vous auriez vu la foule agenouillée devant elle, lui donnant le nom de reine, et la traitant avec toutes les marques de respect que vous gardez pour vos femmes et pour vos mères. »

Ménandre était moins puissant qu’Harpalus, et pourtant il fit plus que son prédécesseur pour sa maitresse. S’il ne lui donna pas une Cour, s’il ne lui éleva pas une statue, il l’immortalisa en la traduisant sur la scène. Mais il nous reste un témoignage plus intime des relations de Ménandre et de Glycère. Il nous est parvenu des lettres du poète à sa maîtresse, que nous a conservées le rhéteur A !ciljhron, on peut-être qu’il a composées lui-même, mais ou l’on retrouve bien le caractère du célèbre poëte. M. Guillaume Guizot, dans son intéressante étude sur Ménandre, rapporte cette curieuse correspondance des deux amants. On trouve, non sans surprise, dans les lettres de la courtisane, des sentiments tendres et délicats, qui pourtant ont tout l’accent de la vérité. ’Point d’exagération : le ton ne s’élève jamais jusqu’à la passion et jusqu’au transport ; mais il est souvent ému et touchant, sans être romanesque. Pour voiler, dans l’intimité qu’il a voulu peindre, la recherche du plaisir, l’auteur a choisi les plus heureuses nuances. Il nous laisse entrevoir la douce affection qui unissait Ménandre à Glycère, amitié presque autant qu’amour, vie en commun, sympathie de caractères et de pensées, longues causeries intimes. Glycère nous apparaît auprès du poète, non plus comme une courtisane, mais comme une épouse ou, mieux encore, comme cette muse inspiratrice que Musset a chantée avec de si amoureux accents. Nous tenions a bien marquer cette différence entre Glycère et les autres courtisanes grecques, dont M. Emile Deschanel a dessiné les curieuses figures. Glycère et Ménandre font preuve d’un amour plus décent et plus tendre qu’on n’aurait pu l’attendre de personnages de l’antiquité.

Pourtant la constance ne devait pas être éternelle. Une querelle survint. Selon Athénée, Philémon ne se contentait pas de disputer à Ménandre le sceptre comique et le lierre de Baechus, il était son rival en amour ; il faisait des vers en l’honneur de Glycère, qu’il louait de sa vertu, par ironie peut-être. Ménandre Semble l’avoir entendu ainsi, et il ne tarda pas a rompre avec Glycère, qui pourtant n’avait probablement pas tous les torts. Ménandre, lui aussi, avait fait des vers en l’honneur d’une femme, de la courtisane Baochis, qui lui avait fait oublier sans doute sa première maîtresse.

GLYCÈRIDE s. m. (gli-sé-ri-de — de glycérine, et du gr. eidos, aspect). Chim. Nom donné par M. Berthelot aux éthers de la glycérine.

— Encycl. I. Exposition théorique. La glycérine, étant un alcool triatomique, donne avec chaque acide monoatomique trois éthers, tandis que, dans les mêmes conditions, les alcools diatomiques ou glycols n’en donnent que deux, et les alcools monoatomiques qu un seul. Ces éthers proviennent, comme dans le cas des alcools en général, de la substitution d’un résidu halogênique d’acide à l’oxhydryle de la glycérine. La glycérine répondant a la formule

("OH

(C3HB)"’ OH (OH

et renfermant, par conséquent, trois oxhydryles, on conçoit que l’on puisse substituer un, ou deux, ou trois résidus halogéniques d’acide u un, ou deux, ou trois oxhydryles, d’où trois éthers possibles avec chaque acide. On conçoit. en outre, que les trois oxhydryles puissent être remplacés par trois résidus d’un même acide ou de irois acides différents. En désignant, par R le résidu halogênique monoatomique d’un acide, par R’ et par R" le3 résidus halogéniques, également monoatomiques, de doux autres acides, on voit que l’on peut obtenir les combinaisons suivantes :

[ OH I OH (OH

(C3H8)"’ ! OH, (C3H5)’" ! R, (C3H5)"’ R,

R R R’

(C3H5)"

R

r, (cm*)

R

R

’r'

(C3HS)"

R

R’.

R"

Les ghjcérides qui renferment ainsi les résidus halogéniques de nature différente sont analogues a. certains sels doubles de la chimie minérale, tels que les acétochlorures de fer. Les ylycérides qui n’ont qu’un seul ou deux oxhydryles remplacés sont analogues aux sels basiques de la chimie minérale.

Xes ylycérides qui n’ont qu’un seul oxhydryle remplacé se nomment glycérides primaires ; ceux qui en ont deux se nomment glycérides secondaires -, ceux enfin qui en ont

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trois se nomment glycérides tertiaires ou saturés.

Une première distinction est à établir parmi les glycérides. Le résidu halogênique qui s’y trouve substitué à OH peut être un corps simple, un métalloïde halogène comme le chlore, le brome et l’iode, ou bien un résidu composé, oxygéné le plus souvent, comme l’oxacétyle OC21130 ; les premiers glycérides sont analogues aux éthers simples des alcools et des glycols : nous les appellerons éthers simples de la glycérine ; les seconds sont analogues aux éthers composés : nous les désignerons sous le nom d’éthers composés de la glycérine.

À côté de ces deux classes d’éthers, la glycérine peut donner des éthers mixtes, par le remplaeementd’unOH par un résidu halogênique d’alcool, l’oxéthyle par exemple (OC^H6). Enfin, on comprend que la glycérine puisse aussi, à la manière des glycols et des alcools monoatomiques, donnernaissance à des éthers proprement dits, à des anhydrides formés avec ou sans doublement de la molécule. Nous ne nous occuperons point ici de ce3 derniers corps, qui n’ont pas reçu le nom de glycérides ; nous en parlerons en détail lorsque nous nous occuperons du glyeide et des glycérines condensées. Pour le moment, nous n’avons donc à. considérer que trois classes d’éthers glycériques : les éthers simples, les éthers composés et les éthers alcooliques, dont chacune comprend des éthers primaires, secondaires et tertiaires. Nous allons examiner successivement la nomenclature, le mode de formation et les propriétés de ces divers éthers.

— H. Nomenclature des glycérides. Elle est on ne peut plus simple. Pour les éthers composés ou simples, on fait suivre le nom de l’acide de la désinence ine, et on le fait précéder des préfixes mono, di, tri, suivant que c’est un éther primaire, secondaire ou tertiaire. Ainsi, l’on dirainonoacétine, dibutyrine, trichlorhydritie glycérique, pour exprimer les éthers monoacétique, dibutyrique et trichlorhydrique de la glycérine. Quelquefois, on désigne encore ces glycérides par le nom de glj’cérine, que l’on fait suivre de celui de l’acide précédé lui-même des préfixes mono, di, tri, pour indiquer de quel degré est l’éther désigné. Dans le nouveau mode de nomenclature, les trois ylycérides cités plus haut seraient nommés : glycérine monoacétique,

flycérine dibutyrique, glycérine trichlorhyrique. Enfin, les éthers tertiaires qui ne renferment plus d’oxhydryle et qui sont les sels neutres du radical glycéryle (C3H5)’" peuvent aussi recevoir la nomenclature des composés salins. Ainsi la trichlorhydrine pourra être nommée chlorure de glycéryle et la triacétine acétate de glycéryle.

Les éthers alcooliques de glycérine reçoivent des noms tout à fait correspondants à ceux des éthers simples ou composés, le nom de l’alcool se substituant seulement à celui de l’acide ; on dira, par exemple, glycérine monoéthylique ou inonoéthyline glycérique, glycérine dnnéthylique ou diinéthyline glycérique, glycérine triamylique ou triumyliue glycérique.

— III. État naturel, mode de forma* tion. État naturel. Un certain nombre de glycérides tertiaires se trouvent contenus dans les graines et les huiles animales ou végétales. (J’est à eux que M. C.hevreul, dans son remarquable travail sur les corps gras, a donné le nom de corps gras neutres. Parmi les glycérides naturels, nous citerons comme étant de beaucoup les plus importants : la tristéarine, la tripalmitine, la triobine, la tributyrine, la tricaproïne, la tiicapriline, la trilaurosiéarine, la triarnchiiie, etc. Nous n’avons pas cité la trimargarine, parce que, d’après les travaux de M. Heinz, l’acide dit murgarique n’est qu’un mélange d’acide palmitique et d’acide stéarique, et que, par conséquent, la margarine n’est qu’un mélange de palmitine et de stéarine.

Pour séparer les corps gras neutres renfermés dans les huiles et les graisses, soit animales, soit végétales, on soumet ces corps soit a. des congélations partielles, soit à des fusions partielles, soit à des cristallisations fractionnées à l’aide de divers dissolvants, tels que l’alcool et l’éther. Quelque répétés, d’ailleurs, que soient les moyens, on n’obtientjumais ainsi des glycérides complètement purs, mais bien des mélanges dans lesquels un glyeéride prédomine. Si l’on veut avoir des glycérides purs, c’est à la synthèse qu’il faut avoir recours.

Mode de formation. Nous envisagerons successivement le mode de formation des éthers simples, des éthers composés et des éthers alcooliques de la glycérine. Disons, toutefois, en débutant, Que c est M. Berthelot qui, dans un remarquable travail, a fait connaître tout ce que nous allons dire, relativement à la synthèse des corps gras ; jusque-là un seul corps de ce genre avait été obtenu syntnétiquement, c’était la chlorhydrobutyrine que M. Pelouze avait réussi à préparer en faisant passer de l’acide chlorhydrique gazeux à travers un mélange de glycérine et d’acide butyrique. Toutefois, M. Pelouze, ne se doutant pas alors que la glycérine fût un alcool triatomique, croyait avoir obtenu, non de la chlorhydrobutyrine, dont il ne soupçonnait pas l’existence, mais de la butyrine, et il ne parvenait à s’expliquer la présence per GLYC

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sistante du chlore dans son produit qu’en y supposant une impureté dont il ne parvenait pas à se débarrasser.

Pour obtenir des éthers simples mono et diacides, le moyen le plus simple consiste à faire passer un courant d’acide chlorhydriqua ou bromhydrique gazeux à travers la glycérine. Si l’on pousse l’action du gaz jusqu à saturation, on obtient seulement un éther diacide ; si l’on s’arrête avant, on obtient un mélange d’éther monoacide et d’éther diacide, que l’on sépare l’un de l’autre par distillation fractionnée ; de l’eau prend naissance dans cette réaction :

(C3115)’"(OH)S -f- 2HC1 Giycérfcie. Acide

chlorhydrique.

= (C3H»)’"C1*.0H + 211*0 Dichlorhyilrine Eau.

glycérique.

(C3HS)’"(0H)3 + HC1 Glycérine. Acide

chlorhydrique.

= <C3H»)"’Cl(0H)î + H*0 Manochlorhydrine Eau.

glycérique.

Chose remarquable, jamais les éthers simples triàcides ne se produisent par l’action directe des hydracides sur la glycérine. Pour obtenir ces derniers, il faut soumettre les éthers biacides à l’action du perchlorure da phosphore ou du perbromuie

(C3H5)’"C12.0H + PCI»

Dichlurhydrine Perchlorure

glycérique. de phosphore.

= ’ PC130 + HC1 -I- (C»H»)’"C1S Osychlorure Acide chlor- Trichlorhyde phosphore. hydrique. drine.

Les deux modes de préparation des éthers simples que nous venons de faire connaître ne s’appliquent pas aux iodhydrines. En effet, l’acide iodhydrique, en agissant sur la gli’cérine, donne des produits de réduction et nullement des iodhydrines ; il en est de même des iodures de phosphore, qui fournissent du propylène et de l’iodure d’allyle. Mais il est une autre méthode de préparation des éthers simples, secondaires et primaires, qui permet d’obtenir les iodhydrines. Nous ne pouvons donner ici cette méthode et nous sommes contraints, par les nécessités de l’exposition, a renvoyer le lecteur au mot olycidis.

Pour préparer les éthers composés, on chauffe a 200» ou 300", pendant deux ou trois jours, des mélanges de glycérine et d’acide que l’on enferme dans des tubes scellés à la lampe. Veut-on obtenir l’éther nwnoauide, on chauffe une molécule de glycérine avec une molécule d’acide ; veut-on obtenir l’éther diacide, on chauffe une molécule de l’éther monoacide déjà obtenu avec une seconde molécule d’acide ; enfin, veut-on obtenir l’éther triacide, on chauffe fortement et pendant longtemps l’éther diacide avec un grand excès d’acide ; il est même bon, après avoir retiré l’excès d’acide et avoir purifié le corps gras, de recommencer à le chauffer avec un excès d’acide et de répéter cette opération deux ou trois fois.

On ne pourrait pas obtenir directement les éthers di et triàcides en chauffant directement une molécule de glycérine avec deux ou trois molécules d’acide. Les considérations qui suivent expliqueront ce fait.

Lorsqu’on prépare un corps gras monoacide, je suppose, en chauffant, une molécule de glycérine avec une molécule d’acide, il faudrait bien se garder de croire que la totalité de ces corps subisse la double décomposition. Comme il se forme de l’eau dans la réaction, et qu’à 200° l’eau exerce une action décomposante sur les corps gras, il arrive en effet un moment où l’action de-composante de l’eau formée compense exactement la tendance à la combinaison de l’acide et de la glycérine ; à ce moment, l’équilibre est atteint et il est impossible que la réaction se soutienne. Si donc on veut la commuer, il faut extraire du mélange le corps gras déjà formé, c’est-à-dire le débarrasser d’eau et de glycérine et le chauffer avec une nouvelle quantité d’acide pur.

Il résulte encore de ce que nous venons de dire que, lorsqu’on a chauffé un mélange da glycérine avec un acide, on trouve à l’ouverture du tube un mélange qui renferme une certaine quantité d’acide et de glycérine demeurés libres, un corps gras neutre et de l’eau. Pour extraire le corps gras neutre, on le lave à l’eau, qui ne le dissout pas et qui dissout la glycérine et quelquefois l’acide. Si l’acide n’est pas soluble dans l’eau, on dissout dans l’éther le résidu insoluble dans l’eau, on ajoute au mélange de la chaux éteinte, et l’on chauffe dans un appareil à reflux, de manière que l’éther qui distille retombe dans le ballon où la distillation s’opère. On filtre ensuite et on laisse évaporer 1 éther, qui abandonne te glycéride soit cristallisé soit liquide. Si le g’ycéride est liquide, avant d’évaporer sa solution éthérée, il est bon de dessécher celle-ci sur du chlorure de calcium, et d’achever la dessiccation du ylycéride en l’abandonnant "pendant plusieurs jours dans le vide.

Lorsqu’on prépare un éther triacide et qu’on a répété la réaction de l’acide libre sur le produit, on obtient une substance pure. Mais, quand on veut préparer les éthers mono ou