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LE PÈLERIN DE SAINTE ANNE.

Ces gens-là ne se sentaient pas bien avec leur conscience : ils ont eu raison d’aller à confesse. Quant à moi… le ciel s’écroulerait sur ma tête que je ne tremblerais pas !…

— Tu te vantes.

— Si je voyais un miracle je ne sais pas ce que je ferais, ma foi ! non je ne le sais pas.

C’était le chef qui disait cela.

— Je le sais bien, moi, repartit l’imperturbable Picounoc.

— Oui ? quoi ?

— Vous fermeriez les yeux.

— Je voudrais bien avoir dit cette parole ! pensa le charlatan.

— Si nous soupions ? proposa l’un des habitués, qui n’avait rien dit encore.

— C’est une idée, fut-il répondu : La mère, qu’avez-vous de bon à nous donner ?

— Toutes sortes de choses.

— C’est trop ! dit le charlatan.

— N’importe ! donnez ! repart le chef. Il faut les avoir toutes ces choses pour en trouver une bonne.

— Gredin, va !