Page:LeMay - Le pèlerin de Sainte-Anne, Tome II, 1877.djvu/219

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Le pèlerin se tient aussi lui tout près du malade, et le regarde avec fixité, cherchant à se rappeler les traits du jeune gamin qui l’a maltraité souvent dans son enfance. Le charlatan le repousse de sa main faible et débile.

Le père Ferron regretta bien d’être venu à Québec :

— Je n’aurais peut-être jamais connu toute l’étendue de ma honte et de ma douleur, disait-il à ceux qui tâchaient de le consoler.

Après quelques jours passés à l’auberge de la mère Labourique, le malade fut transporté à l’hôpital, et la police attentive surveilla à son rétablissement.


XXII

LA TOMBE DU RUISSEAU.


Le maître d’école et le chef des voleurs se rendirent à Lotbinière. Tout entier à l’allégresse dont son âme était remplie, le pauvre pèlerin ne pensait point que la haine implacable des voleurs lui préparait une mort prompte