Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/213

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que la maladie ou quelqu’accident obligerait à se raser, aura pour expiation le jeûne, l’aumône ou quelque offrande. Lorsqu’il n’y aura rien à craindre, celui qui entreprendra le pèlerinage de la Mecque, offrira, après avoir visité les saints lieux, ce que son état lui permettra. Celui qui ne pourra rien offrir jeûnera trois jours pendant le voyage, et sept lorsqu’il sera de retour. Ce jeûne complet sera de dix jours. Nous imposons cette pénitence à celui qui n’aura point de serviteurs au temple de la Mecque. Craignez Dieu, il est terrible dans ses vengeances.

193Le pèlerinage se fera dans les mois prescrits. Celui qui l’entreprendra doit s’abstenir des femmes, du crime et des dissensions. Le bien que vous ferez sera connu de Dieu. Prenez des provisions pour le voyage. La meilleure est la piété. Craignez-moi, vous qui avez un cœur.

194Il ne vous est point défendu de rechercher les biens de Dieu. Lorsque vous retournerez du mont Arafat, souvenez-vous du Seigneur près du monument Haram. Souvenez-vous de lui, parce qu’il vous a éclairés, et que si vous étiez venus avant ce temps, vous auriez été dans l’erreur.

195Revenez de ce lieu, d’où les autres hommes reviendront, et implorez la clémence du Seigneur. Il est indulgent et miséricordieux.

196Lorsque vos saintes cérémonies seront accomplies, que le souvenir de Dieu excite dans vos cœurs un amour encore plus grand que celui de vos proches. Il est des hommes qui disent : Seigneur, donne-nous notre portion de biens dans ce monde. Ils n’auront point de part à la vie future.

197D’autres disent : Verse tes dons sur nous dans ce