Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/219

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le temps de la renvoyer sera venu, gardez-la avec humanité, ou la renvoyez avec bienfaisance. Ne la retenez point par force, de peur d’être prévaricateurs. Cette conduite serait injuste. Ne faites pas ua jeu des lois divines. Souvenez-vous des grâces dont le ciel vous a comblés. Souvenez-vous qu’il vous a envoyé le livre qui renferme la sagesse. Craignez le Seigneur. Sachez que sa science est infinie.

232Lorsque la femme que vous aurez répudiée aura attendu le temps marqué, ne l’empêchez pas de former légitimement un second hymen. Ces préceptes regardent ceux qui croient en Dieu et au jour dernier. Ils sont justes et sages. Dieu sait, et vous ne savez pas.

233Les mères allaiteront leurs enfans deux ans complets, s’ils veulent téter pendant ce temps. La nourriture et le vêtement de la femme regardent l’époux. Il doit l’entretenir comme il convient, suivant ses facultés. Les parens ne seront pas contraints de faire pour leurs enfans plus qu’ils ne peuvent, ni les tuteurs pour leurs pupilles. Usera permis à la mère de sevrer son nourrisson, du consentement du mari. Ils peuvent aussi appeler une nourrice, pourvu qu’il lui payent fidèlement ce qu’ils auront promis. Craignez le Seigneur. Sachez qu’il a l’œil ouvert sur vos actions.

234Les femmes que vous laisserez en mourant, attendront quatre mois, et dix jours. Ce terme expiré, vous ne serez point responsables de ce qu’elles feront légitimement. Dieu voit vos œuvres.

235Le désir d’épouser une femme, soit que vous le fassiez paraître, soit que vous le receliez dans vos cœurs, ne vous rendra point coupables devant Dieu. Il sait que vous ne pouvez vous empêcher de songer