Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/266

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ront par le nom de Dieu, qu’ils n’ont soupiré qu’après le bien et la concorde.

66Dieu lit au fond de leurs cœurs. Éloigne-toi d’eux. Avertis-les avec des paroles pénétrantes.

67Nous avons envoyé des apôtres, afin qu’on leur obéît. Si ceux qui ont vécu dans le vice retournent à toi, s’ils demandent à Dieu la rémission de leurs fautes, et que tu intercèdes pour eux, ils éprouveront la clémence et la miséricorde divine.

68J’en jure par ton Dieu, ils ne croiront point qu’ils ne t’aient établi l’arbitre de leurs différens. Ta décision lèvera leurs doutes, et ils y acquiesceront d’eux-mêmes.

69Si nous leur avions prescrit de se donner la mort à eux-mêmes, ou d’abandonner leurs possessions, peu d’entre eux l’auraient fait. Cependant en exécutant la volonté de Dieu, ils auraient eu un mérite, et leur foi se serait affermie.

70Il les aurait récompensés magnifiquement, et les aurait conduits dans le chemin du salut.

71Ceux qui seront fidèles à Dieu et à son envoyé, entreront dans la société glorieuse des prophètes, des justes, des martyrs, des bienfaisans, que Dieu a comblés de ses plus rares faveurs.

72Telle est la libéralité du Seigneur. Sa science est suffisante.

73O croyans ! soyez prudens dans le combat, soit que vous attaquiez séparément ou en corps.

74Il y en aura parmi vous qui resteront en arrière. Ils se féliciteront de vos revers, et rendront grâces au ciel de ce qu’ils n’auront pas assisté au combat.

75Si Dieu vous envoie la victoire, il diront (comme si ce n’était pas l’amitié qui dût les faire agir) : Plût