Page:Le Coran (Traduction de Savary, vol. 1), 1821.pdf/315

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112Nous avons donné, pour ennemi aux Prophètes, le tentateur des hommes et des génies. Il emploie des discours séduisans pour tromper. Fuis-le, et abhorre ses mensonges.

113Laisse ceux qui nient la vie future ouvrir leurs cœurs à la séduction, qu’ils aiment. Laisse-les gagner ainsi le prix dont ils sont dignes.

114Chercherai-je un autre juge que Dieu ? C’est lui qui a envoyé le Coran, où le mal et le bien sont pesés. Les juifs savent qu’il est véritablement descendu, du ciel ; garde-toi d’en douter.

115La parole de Dieu s’est accomplie avec vérité et avec justice. Rien ne peut changer les décrets de celui qui voit et entend.

116La plupart des hommes n’ont pour règle que l’opinion et le mensonge. Si tu les suis, ils t’écarteront du sentier de Dieu.

117Ton Dieu connaît ceux qui sont dans l’erreur, et ceux que la foi éclaire.

118Si vous croyez en sa doctrine, ne mangez que des animaux sur lesquels on aura invoqué son nom.

119Pourquoi ne suivriez-vous pas ce précepte ? Il vous a fait connaître les alimens qui vous sont défendus. La loi de la nécessité peut seule vous les rendre licites. La plupart des hommes s’égarent, séduits par leurs passions et aveuglés par l’ignorance : mais Dieu connaît les prévaricateurs.

120Évitez le crime en secret et en public. Le méchant recevra le prix de ses œuvres.

121Ne mangez point des animaux sur lesquels on n’aura pas invoqué le nom de Dieu : c’est un crime. Les démons inspireront à leurs adorateurs de com-