Page:Le Coran - Traduction de Savary, volume 1, 1821.djvu/269

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de la résurrection. Vous ne pouvez en douter. Quoi de plus vrai que sa parole !

Que vous importe que les impies soient divisés en deux sectes ? Dieu les a rejetés. Voulez-vous conduire ceux qu’il a égarés ? Il n’y a plus de lumière pour ceux qu’il a plongés dans les ténèbres.

Ils ont voulu vous rendre infidèles comme eux ; et vous faire participer à leur impiété. Ne formez point de liaisons avec eux, jusqu’à ce qu’ils aient quitté leur patrie pour défendre sa loi. S’ils retournaient à l’infidélité, saisissez-les, et les mettez à mort partout où vous les trouverez. N’ayez parmi eux ni protecteur ni ami.

Exceptez de cette loi ceux qui auraient cherché un asile chez vos alliés, et ceux qui sont forcés de vous faire la guerre, ou de la faire à leur propre nation. Dieu pouvait leur donner l’avantage sur vous, et vous auriez été vaincus. S’ils cessent de porter les armes contre vous, et s’ils vous offrent la paix, Dieu vous défend de les attaquer.

Il en est d’autres qui veulent allier votre croyance à celle de leur nation. Ils deviennent rebelles toutes les fois qu’on les y invite. S’ils continuent à porter les armes contre vous, s’ils ne cessent toute hostilité, s’ils ne vous offrent la paix, arrêtez-les et les tuez partout où vous les trouverez. Nous vous donnons sur eux une puissance certaine.

Il n’est pas permis à un musulman d’en tuer un autre. Si le meurtre est involontaire, le meurtrier doit la rançon d’un fidèle captif, et à la famille du mort la somme fixée par la loi [1], à moins qu’elle ne lui

  1. Cette somme est le prix de cent chameaux. Gelaleddin.