Page:Le Dantec — L'Athéisme.djvu/130

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Crudeli. — C’est la chose si les abus en sont inséparables. »

Je n’ai pas qualité pour trancher le différend ; c’est seulement l’histoire (encore faudrait-il qu’elle fût faite sans passion), qui pourrait résoudre la question, s’il y avait une histoire de peuples athées à mettre en parallèle de celle des peuples croyants. Il n’y en a pas.

Je me contenterai donc de faire quelques remarques sur ce que j’ai vu dans mon pays, la Bretagne armoricaine, pays considéré comme très religieux et qui est vraiment arriéré. Quoi que je dise, je suis sûr d’être repris et violemment ; les revues catholiques ne sont pas tendres pour ceux qui ne croient pas comme elles. Voici, par exemple, comment j’ai été traité il y a quelques années pour avoir, en toute sincérité, écrit ce que je pensais[1] : « Volume à la fois très perfide et très sot […] Ce livre est détestable, mais — et c’est son châtiment — il est puéril, ridicule souvent, odieux et vil toujours. » Il s’agissait d’un petit livre[2] où j’avais rapporté, aussi fidèlement que possible, des conversations que j’avais eues avec un ecclésiastique de mes amis. Naturellement, c’était le prêtre qui avait commencé ; il avait voulu, comme c’était son devoir de croyant, me convertir au

  1. Revue générale, Bruxelles, septembre 1901, et Revue bibliographique belge, Bruxelles, 31 juillet 1901.
  2. Le Conflit. Armand Colin.