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CHAPITRE XI

dujardin et les théories chimiques de la vie et de l’hérédité


Nous avons vu, dans cette deuxième partie, les inconvénients de la théorie des particules représentatives ; cette théorie, issue des croyances plus anciennes à la préformation des adultes dans les germes, était anthropomorphique dans la forme et dans le fond. Dans le fond parce qu’elle plaçait en réalité, dans le germe lui-même, un homunculus plus ou moins déguisé ; dans la forme parce qu’elle se contentait en dernière analyse de tout rapporter aux propriétés et aux caractères de l’homme, considérés, par suite, de l’erreur anthropomorphique, comme des propriétés et des caractères aussi simples qu’ils nous sont familiers. Or, les caractères de l’homme étant des résultantes très complexes d’un grand nombre de facteurs, les particules douées de la vertu de les représenter, ou bien étaient aussi complexes que les caractères eux-mêmes et alors, leur genèse étant aussi difficile à comprendre que celle des caractères correspondants, l’explication n’était qu’apparente, ou bien ces particules étaient simples et alors la vertu représentative dont les dotait la théorie