Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/264

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



PLEINE NUIT


À André Bellessort.


Tandis que la Nuit monte ainsi qu’une marée
Sur les grèves du ciel silencieusement,
Emplis tes yeux profonds de sa splendeur sacrée
Et ton cœur orageux de son apaisement
Déjà, comme une nef, le croissant de la lune
Tend sa voile de nacre et fend l’air aplani ;
Tous ces astres, là-haut, ce sont les feux de hune
Des escadres de l’Infini.