Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/268

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La table aux crins, naïf hommage des pastours,
Le Rusquec et ses bois et sa vasque et ses tours,
Et le val d’Ellez, plein d’odorantes bouffées,
Oû l’on marche ébloui dans un conte de fées…
Huelgoat ! Le soir descend sur la forêt. Tout bruit
S’est tu. Porche d’argent du château de la Nuit,
Les bouleaux du Skiriou m’ouvrent leur blanche ogive ;
L’Oiseau Bleu me fait signe et veut que je le suive,
Et je m’attends à voir venir sur le chemin
La Belle au Bois dormant, une rose à la main…