Page:Le Goffic - Poésies complètes, 1922.djvu/86

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« Vos femmes ici prieront à genoux.
Elles vous seront constamment fidèles.
Nous voudrions bien partir avec vous,
S’il ne valait mieux rester auprès d’elles.
 
« Nous leur parlerons de votre retour ;
Nous dirons les gains d’une pêche heureuse,
Et comment la nuit, et comment le jour,
Comment votre cœur bat sous la vareuse.
 
« Et nous les ferons renaître à l’espoir,
Tandis que, les yeux tournés vers le pôle.
Elles s’en viendront, au tomber du soir.
Pleurer deux à deux sur les bancs du môle. »