Page:Le Joubioux - Doué ha mem bro.djvu/19

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- li» — Le rossignol élève toujours sa voix, Sa voix beUe maintenaut comme alors ; 11 faii encore son nid auprès de ma porte : Mon âme est toujours malade et plaintive ! Les fleurs briüent du plus vif éclat le matin, Et avanl la uuit on les voit flétries ! Gomme les fteurs, dans peu je passerai, Dans peu je serai étendu dans ma tombe ! Et peu m’imporle ! viens, 6 mort ! me prendre Quand tu voudras : ôte-moi la vie l Trop long a été, trop long est pour moi le temps ! Mon âme est toujours malade et plaintive ! ’ Gomme uee nuit noire, ténébreux est mon coeur ; Dans mon esprit il ne vient pius de clarté ; Ki jour ni nuit, nulle paix pour moi ! Toujours affliction, angoiase, remords â toute heure ! Quand je me lève, je ne trouve que douieurs ; Je suis affligé quand je vais au lit ; Et mon pain, je le trempe de me» larmes l Mon âme est tonjours malade et plaintive ! Quand le vent souffle avec violence en biver ; Quand on ne voit au ciel aucune étoile ; Quand hurle la mer avec sa voix épouvantable, Le coeur dc 1’homme est oppressé par la crainte ! Mon cceur est bien plus agité que la mer ! L’ouragan ne hurle pas chaque jour ; Mais le remords, hier, aujourd’hui, est pour moi 1 Mon âme est toujours malade et plaintive ! Pendant la nuit, devaut mes yeux, Ghose horrible ! va et vient un speetre ! Mes cheveux se dressentl priez pour moi, vous qui êtes Dieu vous écoute, priez pour moi, priez ! [bons !