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390 LE LIVRE D’OR DE SAINTE-BEUVE

XIII. — Imp. Viéville et Capiomont, s. d., 2 f., 464 p., la d. n. ch. — Après la table, errata pour le t. XII de la première édition. — Autres tirages, s. d.: Imp. E. Capiomont et V. Renault, ou E. Capiomont et Cie.

XIV. — Imp. P.-A. Bourdier, Capiomont fils et Cie, s. d.; 2 f., 480 p., la d. n. ch.— Autres tirages, s. d. : Viéville et Capiomont; E. Capiomont et V. Renault; etc.

XV. — Imp. Viéville et Capiomont, s. d. [1872]; 2 f., 462 p. B. F., 11 mai 1872, n° 3496.

Autre tirage, s. d.: E. Capiomont et Cie.

Les t. VII, VIII, IX, XI, XIII et XIV ne paraissent pas avoir été enregistrés dans la Bibliographie de la France.

Nous avons vu un tirage des t. VI, X, XII et XV, fait à l’imprimerie Viéville et Capiomont, qui porte la date de 1876.

D’après une note de la maison Garnier, « les tomes I et II des Causeries du Lundi en sont à leur 5° édition; les tomes IV, VI, XIV et XV à leur 4e; les tomes III, V, VII, VIII, IX, X, XI, XII et XIII à leur 3e édition. » Cependant, nous avons trouvé la mention d’une 6° édition du t. II, dans la B. de la F. du 21 mai 1892 (n° 5414), et nous avons vu une 7° édition du même volume, s. d., tirée à l’imprimerie P. Mouillot.

A la vente de la bibliothèque de S.-B., son exemplaire des Causeries du Lundi, « couvert de notes de la main de l’auteur » (n° 665 du catalogue), fut adjugé, le 24 mars 1870, pour 561 francs, à M. A. Parran, dont on connait les intéressantes recherches sur les Romantiques : Balzac, Alexandre Dumas, Pétrus Borel. Cet exemplaire, qui nous . a été communiqué avec beaucoup de bonne grâce, est composé des volumes de la première édition, sauf le quatrième; des tomes I à V, VII et XIII de la deuxième ; des tomes I à VIII et XI de la troisième. Les tomes I de la première et de la troisième édition étant en double, ainsi que le tome II de la seconde, cela fait en tout 33 volumes.

Nous avons surtout remarqué les annotations au crayon, avec quelques notes plus longues, à l’encre, sur feuilles volantes, qui se trouvent aux articles consacrés au Cardinal de Retz, à Fouquet, aux OEuvres de Louis XIV, à Beaumarchais; à l’article

  • du 23 août 1852, intitulé : Les Regrets; à ceux relatifs à Ducis, Boileau, saint François de Sales, Marguerite de Navarre, à l’Histoire littéraire de la France, au Roman

de Renart, à Joinville, la Boëtie, Villehardouin, Daru, Bossnet et Agrippa d’Aubigné (tomes VI, VIII, IX et X de la première édition; V et VII de la deuxième).

Les unes sont des rectifications dont il n’a pas toujours été tenu compte dans la réimpression, comme la date de la représentation d’Eugénie à la Comédie-Française : Janvier et non Février 1767 (VI, 209); les autres sont des remarques que l’auteur a fait passer dans son texte, comme celle relative aux grands hommes, de l’article Montaigne, ou celle ajoutée à la note placée au commencement de l’article sur Daru (p. 261 et 434 du t. IX de la 3° édition) ; beaucoup sont des références, de simples indications. Mais il y a aussi des remarques intéressantes comme les suivantes, concernant le cardinal de Retz (V) : A propos de ses Mémoires: On a dit que c’était le bréviaire des factieux; — de sa langue : Dans une langue bien faite, les mots s’appellent l’un l’autre. Dans un tableau bien fait, les tons, les couleurs s’appellent l’un, l’autre; — de sa parole : Il avait l’éloquence naturelle.

Au sujet de l’amour de Marguerite de Navarre pour son frère (VII), S.-B. ajoute: Elle ne se doute pas d’une chose, elle vaut mieux que lui. Les sœurs bien conservées valent mieux que les frères, et nous les représentent dans un idéal pur.

Pour Bossuet (X), il complète ainsi son portrait : Surtout rien de gigantesque, de colossal, de ces grands crânes bombés et. hydrocéphaliques que David, le sculpteur, est tenté de donner à ses grands hommes. — Chez Bossuet, il n’y a rien du monstre. On connaît la note de cet article: « M. de Lamartine, disons-le une fois pour toutes, est