Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/15

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— Chut, Monsieur le débauché, voulez-vous bien vous taire et revenir aux sentiments d’un bon, honnête et pudébond citoyen de la très décente et très vertueuse République.

Le chemin fuyait sous les pédales et ils arrivèrent au bois ; après quelques nouveaux tours de bicyclette, Stanislas s’arrêta devant un sentier qui s’enfonçait sous les arbres et dit :

— Si on se reposait quelques minutes et si on rêvait au ciel, au paradis !

Elle sauta à terre, approuvant de la sorte la proposition de son mari et, tenant à la main leur machine, sans mot dire, ils marchèrent dans le sentier une centaine de pas, aperçurent une clairière, la traversèrent pour s’arrêter à une seconde qui suivait, plus petite et plus discrète.

Ils appuyèrent les machines contre des arbres et Irène, remarquant une pelouse inclinée, vint s’asseoir sur un tronc, tandis que Stanislas s’allongeait sur le côté, tout près d’elle, un peu en contre-bas par la pente de la pelouse.

Ils ne parlaient plus et tout-à-coup Stanislas qui avait insensiblement rapproché le buste des pieds de sa femme, souleva une de ses jambes pour la placer de l’autre côté de son

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