Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/88

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— Une chambre, un bon feu, du Malaga et des biscuits.

— Ce sera prêt dans une seconde, Monsieur mais entrez dans la salle, Madame séchera son corsage.

Gabrielle, à cheval, portait un costume ordinaire, sauf la jupe un peu plus longue.

Elle était assez mouillée : la maîtresse d’auberge lui conseilla d’ôter son corsage, pour ne pas prendre mal, et de revêtir une camisole qu’elle lui prêterait.

La jeune fille, appelée Madame, ne fit pas de manières, passa derrière un paravent pour revêtir la camisole à la place du corsage, qu’on approcha du feu pour sécher.

Le temps de cette petite opération, et une bonne accorte annonça que tout était prêt dans la chambre de Monsieur et Madame.

Ils se trouvèrent seuls dans cette chambre d’auberge, pas trop mal meublée, mais dépourvue du luxe auquel ils étaient habitués.

Seuls, debout, se chauffant les pieds à la flambée d’un grand feu de bois, Stanislas jeta un regard sur sa compagne, qui lui sourit.

Il s’approcha, lui retira la camisole, sans