Page:Le Nismois, La Tunique de Nessus, 1900.djvu/92

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VI


Se douta-t-on de quelque chose à Ecofleur ? La seule femme qui eût pu soupçonner la vérité, Annina, était occupée par trop de choses, pour s’immiscer dans les actes de sa maîtresse ou de son maître, qui lui avaient pris avec son corps, son âme.

Elle étudiait pour mériter l’attention qu’on lui témoignait, ne négligeant pas son travail ; elle observait comment se conduisaient à table ces dames près de qui elle s’asseyait au déjeuner ; elle apprenait les nuances de réserve vis-à-vis des servantes, vis-à-vis de son oncle Jacopin qui, étonné de l’affection dont on l’accablait, cherchait à en découvrir les motifs.

De même qu’Irène et Olympe ne pouvaient se rendre tous les jours au kiosque des amours nom donné au lieu de leurs félicités, de même