Page:Le Play, L’Organisation De La Famille, 1884.djvu/21

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velles observations que l’auteur a entreprises en 1869, d’après ma demande, sur la famille décrite au Livre second. Son récit prouve que mes prévisions de 1856 n’ont été que trop justifiées. Cette étude décrit la perturbation profonde jetée dans ces modestes existences par les contraintes émanant du Code civil et de ses agents[1]. Elle établit, en termes énergiques et précis, les vices du régime actuel et les conditions de la réforme. Elle frappera les esprits justes qui, en matière d’améliorations sociales, ne subordonnent pas les faits évidents aux idées préconçues.

Le second Appendice reproduit le récit d’un drame encore plus lamentable, que je publiai pour la première fois en 1864. Ce drame se représente annuellement dans des milliers de familles. Le rôle d’oppresseur y est rempli par les agents du Code civil ; le rôle de victime, par les orphelins-mineurs de la très petite propriété. L’opportunité de cette reproduction m’est pratiquement démontrée. Chaque jour, pour ainsi dire, des hommes éclairés, après avoir lu ce récit dans la Réforme sociale, me visitent ou m’écrivent pour me témoigner leur profond

  1. La présente édition raconte (Épilogue XV) le dénouement fatal que ces perturbations faisaient prévoir. (Note de 1884)