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nouvelle édition, par quelques informations complémentaires, qui constituent comme l’épilogue de ce drame de famille.

II

UTILITÉ DES ÉTUDES SUCCESSIVES SUR UNE MÊME FAMILLE

Je n’ai pas à insister ici sur l’importance des monographies de familles pour les progrès de la science : elle a été mise surabondamment en lumière par les travaux de M. Le Play, puis par ceux de la Société d’économie sociale. Mais, à l’occasion de cette étude, où une famille antérieurement observée reparaît après un laps de temps assez long, il ne sera peut-être pas inutile d’indiquer l’intérêt qui s’attache à la rédaction de monographies successives, se rapportant à un même type.

Le meilleur moyen d’arriver à la connaissance intime du passé et de rectifier ainsi plus d’une idée préconçue, ce serait, à mon avis, de s’attacher moins exclusivement à ces faits éclatants qui, loin d’être toute l’histoire, n’en sont que les accidents. Le véritable historien devrait nous placer, au contraire, en présence de ce spectacle qu’admirait à bon droit Arthur Young ; c’est-à-dire nous faire assister aux phases de la vie de