Page:Le dernier des Trencavels 1 Reboul Henri.djvu/131

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
128
LE DERNIER

Il fut conduit, les épaules nues, pendant trois dimanches ou fêtes, par Étienne qui le flagella depuis l’entrée de la ville jusqu’à l’église. Il endossa l’habit religieux avec deux petites croix cousues des deux côtés de la poitrine, s’engagea à observer trois carêmes dans l’année, à garder une chasteté perpétuelle, et à demeurer sa vie entière sous la surveillance du chapelain de Pamiers(18).

Cependant les routiers s’étaient mis en campagne. Alfar en avait choisi quatre cents des plus déterminés pour rôder avec lui autour de l’armée des croisés, et s’informer de leurs marches et de leurs projets.

Quelques-uns des siens rencontrèrent un messager de Simon de Montfort, le tuèrent, et enlevèrent ses dépêches. Alfar les lut et se hâta de les envoyer au comte de Foix.

Ce fut ainsi que Roger fut informé que le légat, devenu maître de Carcassonne, avait fait enfermer le vicomte dans une tour obscure et inaccessible, et qu’ayant