Page:Le roman de la luxure, tomes 3 et 4, Miss Frankland - Les mystères du presbytères, 1925.djvu/102

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Ma tante me fit visiter tout ce que je viens de décrire ; nous arrivâmes alors au pavillon ; je voyais que ce n’était qu’avec une grande difficulté qu’elle s’empêchait de me posséder ; j’aurais voulu me jeter dans ses bras et la foutre tout son content, mais j’étais obligé d’être prudent ; ma tante sans doute éprouvait les mêmes raisons ; ils avaient convenu avec mon oncle qu’on ne ferait rien pouvant alarmer ma modestie avant le lendemain matin. Aussi ce fut avec un profond soupir qu’elle m’emmena du pavillon pour aller faire un tour dans le village, où nous rencontrâmes le pasteur avec lequel nous rentrâmes déjeuner.

Après le déjeuner, le pasteur me mena avec lui faire une promenade et visiter les ruines des environs. Après une longue et agréable promenade, nous revînmes à la maison juste à temps pour nous habiller avant le dîner. Je trouvai qu’une des habitudes de la maison était de toujours se mettre en habit de soirée, qu’on fût seul ou qu’il y eût des invités. Ceci avait plusieurs avantages. D’abord cela vous occupait environ une demi-heure, ce qui est à considérer pour des gens qui habitent la campagne, puis cela donne un certain cachet ou chic au dîner, quelque modeste qu’il soit.

Le dîner et la soirée se passèrent sans rien de remarquable, si ce n’est l’attention extraordinaire dont ils m’entourèrent tous deux. J’étais certainement en grande faveur, probablement pour la raison qu’ils sentaient tous deux que je servirais à leurs desseins de toutes manières. Nous nous reti-