Page:Le roman de la luxure, tomes 3 et 4, Miss Frankland - Les mystères du presbytères, 1925.djvu/226

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elle s’assit à côté de moi sur le sopha pendant qu’Ellen nous faisait de la musique, tenant ma main dans la sienne et la pressant souvent de la manière la plus affectueuse.

Henry était assis près d’Ellen, ce qui me permettait de lever souvent la tête et d’avancer mes lèvres pour un baiser enfantin : jamais elle ne me refusait ; elle me donnait sa bouche avec ses lèvres à moitié ouvertes, mais elle n’osait pas encore me faire sentir le velours de sa langue ; elle tressaillait et frissonnait souvent et était certainement très excitée.

Pendant l’après-midi Henry et moi avions eu le temps d’échanger nos idées ; je lui dis que j’étais sûr que sa mère viendrait me rejoindre cette nuit et qu’il pouvait être certain que si elle venait elle resterait jusqu’au jour. Je lui conseillai de l’épier et quand il l’aurait vue quitter sa chambre à coucher pour venir vers moi, il pouvait hardiment se glisser dans la chambre de sa cousine, pour satisfaire ses désirs, mais de ne pas manquer de se retirer dès la pointe du jour. Je lui promis que si à ce moment sa mère voulait me quitter, je me chargerais de la retenir encore un quart d’heure pour lui permettre de mettre tout en ordre et de regagner sa propre chambre. Je l’avertis aussi de mettre un linge sous sa cousine (car il la ferait sûrement saigner) de manière à pouvoir l’emporter le matin afin de ne laisser aucune trace de ce qui se serait passé entre sa cousine et lui qui puisse être aperçu de sa mère, et de dire à Ellen de fein-