Page:Le roman de la luxure, tomes 3 et 4, Miss Frankland - Les mystères du presbytères, 1925.djvu/255

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corps ; mais est-ce qu’elle a vraiment plus de trois largeurs de main ?

Je fus ravi de la question, car elle me prouvait qu’elle était prête pour ce que je m’étais proposé. Il était certain qu’une fois excitée, sa curiosité deviendrait de plus en plus vive, si elle trouvait l’occasion de la satisfaire. En conséquence, j’avais dirigé non pas vers un taillis épais qui se trouvait près de notre chemin, au milieu duquel il y avait une petite clairière où nous serions en pleine sécurité ; c’était l’heure du dîner des paysans, et il était probable qu’aucun ne viendrait là nous déranger. Elle venait justement de me poser la dernière question au moment où nous entrions dans le taillis. Je lui répondis que j’allais le lui montrer, si elle voulait s’avancer de quelques mètres en dehors du chemin. Pour la forme, elle me fit une objection en disant :

— Qu’en pensera Henry ?

— Il n’en saura rien, et même s’il le savait, ne vous a-t-il pas lui-même montré sa mère et moi en pleine jouissance de tous ses charmes ? Mais ai vous ne lui dites pas vous-même, vous pouvez être assurée que ce n’est pas moi qui le lui dirai, cela sera fait en une minute, et comme jusqu’à présent nous avons marché très vite, nous avons tout le temps nécessaire et notre absence ne sera pas remarquée.

Tout en simulant une certaine répugnance, elle se laissa conduire à l’endroit que je désirais. Arrivés à l’endroit favorable, je m’assis sur un gentil