Page:Leblanc - Arsène Lupin gentleman-cambrioleur.djvu/59

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— Arsène Lupin est en prison, soit. Il est surveillé, je vous l’accorde. Mais il aurait les fers aux pieds, des cordes aux poignets et un bâillon sur la bouche, que je ne changerais pas d’avis.

— Et pourquoi cette obstination ?

— Parce que, seul, Arsène Lupin est de taille à combiner une machine de cette envergure, et de la combiner de telle façon qu’elle réussisse… comme elle a réussi.

— Des mots, Ganimard !

— Qui sont des réalités. Mais voilà, qu’on ne cherche pas de souterrain, de pierres tournant sur un pivot, et autres balivernes de ce calibre. Notre individu n’emploie pas des procédés aussi vieux jeu. Il est d’aujourd’hui, ou plutôt de demain.

— Et vous concluez ?

— Je conclus en vous demandant nettement l’autorisation de passer une heure avec lui.

— Dans sa cellule ?

— Oui. Au retour d’Amérique nous avons entretenu, pendant la traversée, d’excellents rapports, et j’ose dire qu’il a quelque sympathie pour celui qui a su l’arrêter. S’il peut me renseigner sans se compromettre, il n’hésitera pas à m’éviter un voyage inutile.


Il était un peu plus de midi lorsque Ganimard fut introduit dans la cellule d’Arsène Lupin.