Page:Leblanc - Ceux qui souffrent, recueil de nouvelles reconstitué par les journaux de 1892 à 1894.pdf/210

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croulement des intelligences, montrons enfin ceux qui souffrent. Et peut-être palpitera dans une âme, comme un germe fécondant, la Pitié, la Pitié rédemptrice.

Ainsi conduisait-il ses malades vers la divine espérance. Il leur enseignait le bonheur d’être bon, charitable, miséricordieux. Il leur disait que c’est le devoir et que c’est aussi l’habileté suprême de penser aux douleurs d’autrui plus qu’à ses propres douleurs.

Et il vécut de la sorte, apôtre d’amour et de compassion. Parce qu’il avait vu beaucoup souffrir, il aima beaucoup. Et, parce qu’il aimait beaucoup, il répandit sur ceux qui souffraient sa tendresse réconfortante.

Il fut l’Apitoyé. Il fut le Consolateur !

MAURICE LEBLANC