Page:Leconte de Lisle - Histoire populaire du Christianisme, 1871.djvu/11

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stance que son Père et éternel comme lui. Ces vérités, on le voit, sont clairement exprimées et ne sauraient être discutées. D’ailleurs, les personnes qui veulent soumettre les origines du Christianisme à l’examen de la raison et de la science, oublient trop ces paroles décisives de Tertullien qui démontre, comme il suit, le peu que valent la raison et la science en matière de religion :

« Le Fils de Dieu est mort : cela est croyable précisément parce que c’est inepte. Enseveli, il est ressuscité : cela est certain parce que c’est impossible. » Mortuus est Dei filius : prorsus credibile est quia ineptum est. Et sepultus resurrexit : certum est quia impossibile est.

Notre histoire résumée du Christianisme n’est pas un travail de critique et de discussion. Quel meilleur témoignage que celui de l’Église elle-même pourrions-nous invoquer en entreprenant d’exposer les vérités singulières qu’elle enseigne et les faits particuliers dont elle affirme l’authenticité ?