Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/111

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La sombre inquiétude et les peines cuisantes
Du front de notre Hélène assiègent la pâleur.
Ô vierges, respectez sa secrète douleur.
De votre âge fleuri les tristesses légères
Se dissipent bientôt en vapeurs passagères ;
Et de vos yeux brillants les doux pleurs sont pareils
Aux larmes de la nuit sur les rameaux vermeils :
Prompts à naître, à tarir plus faciles encore.
Votre peine en rosée au soleil s’évapore,
Ô vierges ! Mais le cœur où les Dieux ont passé
Garde longtemps le trait profond qui l’a blessé ;
Il se plaît à poursuivre une incessante image,
Et des pleurs douloureux sillonnent le visage.


HÈLÈNE.


Vieillard, le doux repos s’est éloigné de moi :