Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/128

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Beaux astres qui régnez au milieu des étoiles,
          Laissez, de l’Olympe attristé,
D’une éternelle nuit tomber les sombres voiles :
Gloire, vertu, patrie, Hélène a tout quitté !


ANTISTROPHE.


Comme la rose en proie aux souffles de Borée,
Qui ne voit pas finir l’aube qui l’a dorée,
          Tombe et se fane en peu d’instants,
          Ma jeunesse, aux pleurs consacrée
Ne verra pas la fin de son heureux printemps !
Ô mousses du Taygète, ô fleurs de nos vallées,
          Propices à nos chœurs joyeux,
Qu’autrefois elle aimait, que ses pas ont foulées,
Flétrissez-vous : Hélène a renié ses dieux !