Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/154

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Toi dont le lait divin sous qui germe la vie,
Lumineuse rosée où nage l’univers,
          Répand sur la terre ravie
          L’été splendide et les hivers !


II. STROPHE.


Ô Silène de Nyse, ô bacchante inhumaine,
Agitez en hurlant, ivres, tumultueux,
Les thyrses enlacés de serpents tortueux ;
          Io ! femmes de Dindymène !
          Loin des profanes odieux,
          Les tresses au vent déroulées,
Sous les grands pins flambants des montagnes troublées,
Io ! chantez Cybèle, origine des dieux.
Dans les sombres halliers de la forêt antique,
          Io ! l’œil en feu, le corps nu,