Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/243

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



MOLIS


Des cheveux ondoyants où la brise soupire
Ornent son col d’ivoire ; ignorant du danger,
Sur les fleurs et la mousse, avec un doux sourire,
          Il approche d’un pied léger.


NIKHÉA


Beau jeune homme, salut ! sans doute une déesse
Est ta mère. — Vénus de ses dons t’a comblé.


MOLIS


Salut, bel étranger, tout brillant de jeunesse !
Heureux cet humble bord d’être par toi foulé.


NIKHÉA


Quel propice destin t’a poussé sur nos rives,
Quel soleil a doré tes membres assouplis ?