Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/245

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Il tombe, et murmurant une plainte incertaine,
          Plonge sous le flot azuré.

Là, sur le sable d’or et la perle argentée
Molis et Nikhéa le couchent mollement,
Mêlant à des baisers sur leur lèvre agitée
          Le doux nom de leur jeune amant.

Il s’éveille, il sourit, et tout surpris encore,
De la grotte nacrée admirant le contour,
Sur les fluides sœurs que la grâce décore,
          Son œil s’arrête avec amour.

Adieu le toit natal et la verte prairie
Où, paissant les grands bœufs, jeune et déjà pasteur,