Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/337

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



Je pâlis et tombe en langueur :
Deux beaux yeux m’ont blessé le cœur.

Toute mon âme fut ravie !
Doux étaient son rire et sa voix ;
Mais ses deux yeux bleus, je le vois,
Ont pris mes forces et ma vie !

Je pâlis et tombe en langueur :
Deux beaux yeux m’ont blessé le cœur.

Hélas ! la chose est bien certaine :
Si Jane repousse mon vœu,
Dans ses deux yeux d’un si beau bleu
J’aurai puisé ma mort prochaine.

Je pâlis et tombe en langueur :
Deux beaux yeux m’ont blessé le cœur.