Page:Leconte de Lisle - Poëmes antiques, 1852.djvu/97

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Qui de l’Olympe auguste illuminez les cimes ;
Vous qui, levant la pique et le ceste guerrier,
Jadis avez conquis le divin bélier !
Ô gloire de l’Hellade, amis de mon enfance,
Mes frères, entendez votre sœur qu’on offense !
Et toi, vierge Pallas, gardienne de l’hymen,
Qui portes l’olivier et la lance en ta main,
Vois combien ce regard me pénètre et m’enflamme !
Mets ta force divine, ô Pallas, dans mon âme ;
Soutiens mon lâche cœur dans ce honteux danger.


LE CHŒUR DE FEMMES.


Dieux ! chassez de nos murs ce funeste Étranger.


PÂRIS.


Hélène aux pieds d’argent, des femmes la plus belle,
Mon cœur est dévoré d’une ardeur immortelle !