Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t1, 1887.djvu/279

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GUSTAVE MATHIEU.


Le capitaine a dit : « Silence !
Sauvons d’abord le grand trois-mâts ;
Quand le danger pour tous commence,
Non, pour un seul je n’attends pas…
Que la vague lui soit légère !
Et si nous revoyons le port
Nous dirons à sa vieille mère,
Nous lui dirons… qu’il ventait fort. »

Du grand mât au mât de misaine,
Hâtons-nous ! le vent n’attend pas ;
Ainsi le veut le capitaine
            Du grand trois-mâts.



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