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ANAÏS SÉGALAS.



ANAÏS SÉGALAS


1814




Madame Ségalas, née Anaïs Ménard, a publié les recueils lyriques suivants : les Algériennes (1831), les Oiseaux de passage (1836), Enfantines (1844), la Femme (1847), Nos Bons Parisiens, et, tout dernièrement, Poésies pour tous.

Parmi les nombreuses compositions de l’auteur, nous choisissons les Invisibles et le Petit sou neuf, dont les strophes heureuses et mouvementées nous semblent bien caractériser le talent de l’aimable poète : on y respire dans une atmosphère salubre, et on retrouve là de charmants détails historiques, une indulgence souriante et ces profonds sentiments d’honneur et d’humanité qui veillent, sans jamais s’éteindre, au vaillant cœur des femmes bien nées.

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LES INVISIBLES




Vous êtes devenus invisibles pour nous,
Parents, amis, qu’on pleure, et que le ciel recouvre.
Le grand rideau d’azur est retombé sur vous ;
                Il est trop haut pour qu’on l’entr’ouvre.