Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t2, 1887.djvu/249

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PHILOXÈNE BOYER


1830-1868




Vers 1855, quittant Grenoble où il avait achevé des études à la Ronsard sous la direction d’un père, Inspecteur de l’Université, Philoxène Boyer venait à Paris débuter sous l’illustre patronage de Victor Hugo. Reprenant en quelque sorte l’office de l’aimable Méry, il multiplia les strophes de circonstance, vers d’anniversaires, dédicaces, cantates, etc. Il porta à la perfection ce que l’on pourrait appeler l’improvisation savante, tant il y a d’étalage d’érudition dans ces œuvres nées d’un jet facile.

Les pages lyriques ont été recueillies quelques mois avant sa mort, sous ce titre : Les deux Saisons. . Le volume a trahi quelque peu l’espoir des lettrés. Il y a plus d’esprit et de science que de sentiment et d’inspiration dans ces poèmes qui ne sont souvent que de longs madrigaux. Quelques pièces néanmoins sont très spirituelles, et deux ou trois éloquentes et d’une intonation qui s’impose.

Emmanuel des Essarts.


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LA MARQUISE AURORE


VILLANELLE





Près de Marie-Antoinette,
Dans le petit Trianon,
Fûtes-vous pas bergerette ?