Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t2, 1887.djvu/277

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ANDRÉ LEFÈVRE


1834




André Lefèvre, né à Provins en 1834, est à la fois poète et érudit. Il a donné comme poète : la Flûte de Pan, la Lyre intime et l’Épopée terrestre.

Parlant de la Flûte de Pan, Sainte-Beuve dit que le poète a intitulé ainsi ce recueil « parce que les pièces diverses qui le composent sont liées ensemble, bien qu’inégales de ton et de sujet, et que le lien commun est « la croyance à la vie des choses, » c’est-à-dire au grand Pan. M. André Lefèvre, ajoute Sainte-Beuve, avec cette pensée philosophique qu’il met en avant, est un artiste, un savant artiste de forme. Il prend, par exemple, le groupe de Léda : il lutte avec le marbre pour la pureté, la blancheur, la rondeur… On doit reconnaître chez M. Lefèvre une grande perfection de forme, des vers bien modelés, bien frappés, quoiqu’un peu durs et trop accusés dans leur perfection même. »

Nous devons en outre à M. André Lefèvre d’excellentes versions des Bucoliques de Virgile, du Nuage messager du poète Hindou Kalidava, mais surtout une très remarquable traduction complète du grand poème de Lucrèce, De la Nature des Choses.

Les poésies de M. André Lefèvre ont été publiées par les libraires Hetzel, Dentu, Marpon et Flammarion, Quentin, et Sandoz et Fischbacher.

A. L.