Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t2, 1887.djvu/438

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ALBERT MÉRAT

1840


Albert Mérat, né à Troyes le 23 mars 1840, est attaché à la Présidence du Sénat. Il débuta en 1863 par un volume de sonnets, Avril, Mai, Juin, en collaboration avec Léon Valade. Ce fut aussi avec lui qu’il donna l’Intermezzo, poème imité de Henri Heine. En 1866, il publia seul un volume de poésies, Les Chimères, pour lequel l’Académie française lui décerna le prix Maillé Latour Landry ; puis il fit paraître successivement L’Idole (1869), Les Souvenirs (1872), L’Adieu (1873), Les Villes de marbre (1874), poésies couronnées par l’Académie française, Printemps passé (1875). Enfin, il publia deux volumes où se résument les qualités de l’auteur, Au Fil de l’eau (1877), et Poèmes de Paris (1880).

« Par ce volume excellent (Au fil de l’eau), dit M. Emmanuel des Essarts, comme par l’ensemble de son œuvre, Albert Mérat a conquis sa place au premier rang des jeunes poètes. Ce n’est pas un narrateur tel que Coppée, un psychologue comme Sully Prudhomme, comme Silvestre un lyrique amoureux, comme France un alexandrin pénétré de « modernité » ; c’est en poésie un peintre de genre et de paysage, encadrant ses tableaux dans les quatrains de la stance ou du sonnet. Il a semé des chefs-d’œuvre dans tous ses recueils et déployé dans son art une certitude, une souplesse qu’aucun autre n’a dépassées. »

Les poésies de M. Albert Mérat ont été publiées par A. Lemerre.

A. L.