Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t2, 1887.djvu/470

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CHARLES FRÉMINE

1841


Charles Frémine, né à Villedieu (Manche) le 3 mai 1841, a publié deux volumes de poésies intitulés : Floréal (1870) et Vieux Airs et Jeunes Chansons (1884).

M. Auguste Vacquerie a dit de M. Charles Frémine : « C’est un poète et un vrai. Ses vers sont pris sur le vif de la vie et de la nature, vécus et vus. Ils ont la chaleur pénétrante de la sincérité. Par moments, il semble qu’on se promène sous des pommiers en fleurs et qu’une brise tiède fait pleuvoir sur nous ce que Victor Hugo a si admirablement appelé « la neige odorante du printemps. »

À cette juste appréciation il faut joindre celle d’un autre poète, M. Maurice Bouchor, qui s’exprime ainsi : « Il y a un grand charme dans le livre de M. Charles Frémine, la note y est juste, le paysage vu et rendu avec une émotion délicate. De jolis profils de femmes traversent ces pages où l’auteur a su traduire les fraîches impressions de la jeunesse en ouvrier consciencieux et habile. Le style est simple, et l’image, toute naturelle, a souvent la saveur de l’imprévu. »

Les poésies de M. Charles Frémine se trouvent che A. Lemerre.

A. L