Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t2, 1887.djvu/476

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VILLIERS DE L’ISLE-ADAM

1841


Le Comte de Villiers de l’Isle-Adam (Mathias-Philippe-Auguste), l’auteur de l’Ève future, d’Axël, d’Akëdysséril, des Contes cruels, de l’Amour suprême, du Nouveau-Monde, — drame couronné par les jurys de l’Académie française et de la Critique théâtrale de Paris au concours de 1876 — et de bon nombre d’autres ouvrages qui l’ont mis au rang des premiers prosateurs contemporains, a éparpillé un peu partout des vers d’un sentiment des plus élevés. Variant de l’Ève future, que M. Catulle Mendès a jugée être l’un des rares livres immortels de cette fin de siècle, M. Émile Bergerat l’a déclarée « l’œuvre d’un styliste sans pair, d’un sage et d’un penseur, où, sous le voile d’une ironie si glaçante, qu’auprès d’elle le ricanement de Voltaire semble un sourire ingénu d’enfant, le grand bon sens des Maîtres nationaux chante, dans une langue superbe et digne d’eux, l’Hymne de vérité aux strophes amères. » À propos du Nouveau-Monde, M. Francisque Sarcey a écrit que « plusieurs traits en étaient absolument cornéliens, » et M. Huysmans a nommé Akëdysséril, Véra, Vox populi, « d’incontestables chefs-d’œuvre de l’Art moderne. »

Les poésies de M. Villiers de l’Isle-Adam ont été publiées en deux volumes : le premier, intitulé Isis, a paru chez Perrin, de Lyon ; le deuxième, Contes cruels, a été édité par M. Calmann Lévy.

Gustave Guiches.