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CAMILLE MACAIGNE


1843-1877




Camille macaigne, né à Saint-Quentin le 6 janvier 1843, décédé prématurément le 5 juin 1877, exerça le professorat d’abord au collège de Compiègne, puis au lycée de La Rochelle.

Après avoir donné une fidèle et élégante traduction des fables de Phèdre, M. Macaigne entreprit une vaste histoire de la Poésie au XIXe siècle, mais il ne put l’achever. Tout en menant de front l’exécution de ce grand travail et l’accomplissement de son devoir professionnel, il fit paraître de nombreuses poésies dans la plupart des publications périodiques de l’époque. Par les soins de sa veuve, très lettrée elle-même, ces poésies ont été réunies en un volume sous le titre de : Les Roses fauchées (1884).

Dans la préface de ce recueil posthume, M. Emmanuel des Essarts, qui avait contribué à rassembler la plus grande partie de l’œuvre interrompue par la mort, s’exprime ainsi : « Camille Macaigne était un artiste, car il possédait la souplesse du rythme, le secret musical de la rime, l’instinct de l’épithète significative et de l’heureuse alliance des mots. C’était un poète, car il avait le don de voir vite et juste, et de sentir avec intensité. Les sujets qu’il traite sont les thèmes éternels et qui toujours seront les plus fertiles en variations lyriques : les promenades à travers les champs et les bois, les charmants épisodes de la vie de