Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t3, 1888.djvu/348

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LOUIS TIERCELIN


1849




Louis Tiercelin, né à Rennes en 1849, a débuté dans la poésie par deux comédies : L’Occasion fait le Larron (1867) et L’Habit ne fait pas le Moine (1868). Quelques mots de M. Leconte de Lisle lui indiquèrent la voie qu’il avait à prendre, et ce fut M. José-Maria de Heredia qui, sur des sonnets patiemment retouchés, lui apprit à faire le vers.

En 1873, M. Tiercelin publia son premier volume de vers, Les Asphodèles, œuvre qui, a dit un critique, « est éclose dans l’atmosphère très catholique de l’ancienne famille bretonne à laquelle appartenait le poète, et qui est comme le pur reflet de ses impressions premières. » Il a donné ensuite deux autres recueils : L’Oasis (1880), où il s’est montré profondément tendra et humain, et Les Anniversaires (1887), qui révèlent une réelle puissance poétique et une grande souplesse de rythme.

M. Tiercelin a fait représenter plusieurs comédies en vers, parmi lesquelles on doit citer : Un Voyage de Noces (1880) et Corneille et Rotrou (1884), qui ont été jouées à l’Odéon. Il est, en outre, l’auteur dun poème intitulé Primevère (1881), de Stances à Corneille (1882) récitées à la Comédie française, et du Rire de Molière représenté au même théâtre (1888).

Les œuvres de M. Tiercelin ont été publiées chez A. Lemerre et chez A. Savine.

A. L.