Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/112

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ANTHOLOGIE DU XIXe SIÈCLE.


Le soleil disparaît en un vaste incendie,
Les étoiles au ciel entrouvrent leurs yeux d’or...
Idéale beauté dont l’éclat m’irradie,
Je viens auprès de toi boire l’ivresse encor...

Les étoiles au ciel entr’ouvrent leurs yeux d’or,
L’hymne d’Hymen descend vers la terre épuisée...
Je viens auprès de roi boire l’ivresse encor,
Puisqu’en toi ma douleur enfin s’est apaisée...

L’hymne d’Hymen descend vers la terre épuisée
Sous les ardents baisers de la brise du soir...
Puisqu’en toi ma douleur enfin s’est apaisée,
Pour toi mon cœur se change en brasier d’encensoir...

Sous les ardents baisers de la brise du soir,
Les beaux lis languissants inclinent leurs calices...
Pour toi mon cœur se change en brasier d’encensoir,
Se consumant avec de suprêmes délices...

Les beaux lis languissants inclinent leurs calices,
Les roses ont tremblé d’émoi surnaturel...
Se consumant avec de suprêmes délices,
Mon cœur purifié monte vers ton autel...

Les roses ont tremblé d’émoi surnaturel ;
Déjà toutes les fleurs se pâment, suppliantes...
Mon cœur purifié monte vers ton autel,
Comme vers l’Astre-roi les jaunes hélianthes...

Déjà toutes les fleurs se pâment, suppliantes,
De mystiques parfums ont traversé les airs...
Comme vers l’Astre-roi les jaunes hélianthes,
Mon espoir s’est tourné vers tes calmes yeux clairs...