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ANTHOLOGIE DU XIXe SIÈCLE.


À L’AUBE




Sur son char rapide, la Nuit
S’envole, triste et blanchissante,
Et chaque étoile pâlissante
Dans les cieux en tremblant la suit.

Le Jour paraît ; le léger bruit
D’une brise rafraîchissante
Vient saluer l’Aube naissante
Et le Soleil levant qui luit.

Déjà la rougissante Aurore,
Craintive et nuageuse encore,
Revêt les maisons d’alentour

D’une teinte pure et vermeille,
Et semble promettre un beau jour
À la cité qui se réveille.





*
*       *




De sa ceinture de glaçons
La campagne s’est dépouillée,
Et dans la plaine encor mouillée
Courent de langoureux frissons ;