Page:Lemerre - Anthologie des poètes français du XIXème siècle, t4, 1888.djvu/353

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PIERRE QUILLARD.


Mais dans la nuit semblable à mon cœur sombre et fier,
J’irai conter ma peine aux vagues de la mer ;
Elle me bercera, la mer consolarrice,
Avec des rythmes doux et des chants de nourrice.

J’écouterai sa voix et je m’endormirai
Comme un enfant, tandis qu’en un jardin sacré
Surgira, bleu de rêve et parfumé de menthe,
Le magique palais où tu seras clémente.