Page:Lermina - L’effrayante aventure.djvu/230

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Ils s’étaient remis en marche : la faille s’était subitement élargie, puis le sol était devenu de plus en plus difficile, avec des saillies et des creux qui les faisaient trébucher…

Soudain, une triple exclamation — faite de surprise et de désappointement — s’échappa de leurs poitrines…

Devant eux, fermant complètement le chemin, une muraille se dressait, haute, lisse, jointoyée avec autant de perfection que si elle eût été faite de ciment, sans une fissure, sans un interstice. Le long couloir dans lequel ils marchaient depuis si longtemps était coupé…

Labergère avait laissé échapper un juron aussi énergique que peu parlementaire, le brave Bobby lui-même, malgré la correction de sa tenue et de son langage, avait lâché un équivalent dans sa langue.

Seul, Sir Athel était resté muet, comme suffoqué : seulement, de grosses gouttes de sueur mouillaient son front.

Cette fois, c’était bien la fin, la désespérance, la mort…

En admettant qu’ils revinssent sur leurs pas, ils se retrouveraient dans la caverne qu’ils avaient quittée, il y avait déjà plus de deux